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 fan fiction sur Ed

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Ed Speleers France
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PostSubject: fan fiction sur Ed   Fri 5 Oct - 15:22

je tiens à prévenir tous les lecteurs de cette fan fiction :
c'est une histoire montée de toutes pièces, il ne faut pas prendre au premier degré ce qu'il y a écrit dedans.
je n'ai rien contre la copine d'Ed, mais il fallait que l'histoire soit... alors...
enfin, c'est une histoire d'amour.déduis-en ce que vous voulez, mais ça reste une histoire... lol!

Part 1

J’avais gagné un concours qui me permettait de rencontrer Edward Speleers. J’étais folle de joie. Je n’avais jamais rien gagné de ma vie et cette fois la chance me souriait. Je partais pour deux jours fabuleux à Londres. Je préparais mes affaires. Je cherchais ce que je pourrais porter. J’étais morte de trouille à l’idée de passer autant de temps avec lui. J’allais le suivre partout. Je rêvais déjà au son de sa voix lorsqu’il me parlerait.
Je veillais à ne rien oublier. Je me répétais la liste des objets que je ne devais surtout pas oublier : les dessins, bien emballés dans leurs pochettes. Mon book rempli d’articles… J’avais pensé au petit cadeau. Je savais qu’il aimait le surf et je lui avais acheté une planche en argent monté sur une chaîne de corde noire. Elle était finement décorée de motifs tribaux. J’emmenais aussi des marqueurs indélébiles et quelques crayons. Je comptais le dessiner si j’en avais l’occasion, histoire de lui montrer mon talent.
Je prenais un taxi jusqu’à l’aéroport où je faisais enregistrer mes bagages. Le billet m’était parvenu par coursier quelques jours plus tôt. Je devais me rendre dans le centre de Londres, non loin du British Museum. Le voyage me rendait de plus en plus nerveuse. L’atterrissage à Londres n’arrangeait rien. J’étais pétrifiée. Je ne savais pas ce qui m’attendait. Je me dirigeais vers la sortie. Un comité d’accueil devait me récupérer. J’avançais lentement. Une femme s’avançait vers moi, sourire aux lèvres :
- Je m’appelle Sandie et je suis chargée de m’occuper de ton hébergement et de faire les présentations. Je fais partie du management qui s’occupe d’Edward. Alors suis-moi.
Nous sortions. Le ciel était gris perle et il faisait frais. Je venais de Marseille et je n’étais pas habituée à ce temps. Heureusement, j’avais prévu des vêtements plus chauds en conséquence. Je suivais Sandie qui s’arrêtait maintenant devant une limousine blanche. J’étais impressionnée, c’était la première fois que j’en voyais vraiment une. Je sentais mon cœur s’accélérer. Elle n’actionnait pas la portière mais quelqu’un allait sortir. Je retenais mon souffle quelques instants. Il était plus beau que tout ce que j’aurais pu imaginé. Il était grand aussi. Il me souriait. Il dévoilait une rangée de dents impeccables. Il avait un sourire craquant. Je sentais les larmes me monter. J’étais terriblement émue. Je croyais même sentir le sol se dérober sous mes pieds. Edward devait me retenir pour que je ne bascule pas :
- Tout va bien ? me demandait-il avec un regard inquiet.
Je plongeais mon regard dans ses yeux d’un bleu profond. J’étais comme hypnotisée et je ne répondais pas tout de suite :
- Oui… je crois.
Je n’en étais pas sûre du tout. Il me faisait monter. Le chauffeur mettait les valises dans le coffre. J’étais vraiment très nerveuse. Je sentais mes mains moites. J’essayais d’étouffer mon trac, mais lorsqu’il me parlait, celui-ci revenait à la charge. Edward demandait :
- On ne m’a pas dit grand chose de toi, alors il va falloir m’en dire un peu plus. Ton prénom, c’est Sandrine ? C’est bien cela ?
- Oui.
- Et donc, tu viens de Marseille, en France ?
- Oui.
- Mais quel âge as-tu ?
Je sentais que cela l’intriguait d’avoir visiblement à faire à quelqu’un de plus âgé que lui. Je répondais sans lui mentir :
- J’ai 35 ans, bientôt 36.
- Non ?
- Si.
Il paraissait étonné. Il souriait. Il restait silencieux un moment et poursuivait :
- Es-tu… mariée ? As-tu des enfants ?
- J’ai été mariée, oui. Et non, je n’ai pas d’enfants. C’est la cause de mon divorce.
- Désolé. Si tu ne veux pas répondre à l’une de mes questions, n’y répond pas.
Je souriais. Je le sentais curieux. Durant le trajet, il avait posé tout un tas de questions et me connaissait plus que je ne le connaissais moi-même.
Nous arrivions à l’hôtel. Sandie sortait la première. Je suivais, accompagnée d’Edward qui désirait nous suivre. Sandie se dirigeait vers la réception pour récupérer la clé de ma chambre. La surprise allait être de taille. Pas de réservation. Aucune chambre n’avait été retenue. Un peu gênée, Sandie essayait de faire le nécessaire, mais aucune chambre n’était disponible. Un congrès avait retenu toutes les chambres sur Londres. La chasse allait être vouée à l’échec. Aucune chambre ne paraissait être disponible nulle part. Sandie paraissait désemparée et ne savait plus quoi faire.
Edward, souriant, paraissait avoir une idée :
- Je peux peut-être proposer une solution ?
Sandie et moi nous tournions, surprises. Le sourire qu’il affichait m’en disait long. Je savais que je n’allais pas forcément aimer la proposition. Edward poursuivait :
- Je peux proposer une chambre, je possède une chambre d’ami, chez moi.
Je croyais mourir. Heureusement que j’étais assise, sinon je serais tombée. Je regardais Edward bouche bée. Sandie paraissait plus apte à discuter :
- Tu es sérieux ?
- Oui. Je serais enchanté de l’héberger puisqu’elle ne trouvera pas de chambre, même en se torturant, il n’y aura pas de solution, je vous en offre une.
- Tu es vraiment sûr que ça ne te dérangeras pas ?
- Bien sûr que non. De toute façon, maintenant, je n’ai plus à craindre de scènes de jalousie. Et ça me plairait d’avoir un peu de compagnie.
Je tournais la tête :
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
La curiosité l’avait emporté et je posais la question. Edward se tournait vers moi et répondait sans détour :
- Je suis célibataire.
- Amy… ?
- Elle n’est plus ma petite amie.

to be continued...


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PostSubject: part 2   Sun 7 Oct - 16:41

- Mais comment…
- C’est une longue histoire. Mais ce n’est pas important. Alors que pensez-vous de ma proposition ?
Je ne savais pas quoi dire. Sandie avait l’air emballée. Tous deux se tournaient vers moi en attendant ma réponse. Je les regardais alternativement sans savoir quoi répondre. Je finissais par accepter. Sandie s’en réjouissais :
- Tout s’arrange, finalement. Et puis, tu passeras plus de temps avec lui, c’est génial !
Cela ne me réjouissait pas beaucoup. J’allais être mal à l’aise. Je ne pourrais pas faire ce que je voulais.
Nous remontions tous en voiture et nous rendions aux bureaux. Aménagés pour recevoir la presse, l’événement serait photographié et mis en page dans les magazines. J’étais un peu perdue. Je me laissais guider, je ne disais rien de tout le voyage. Sandie jetait un coup d’œil vers moi de temps en temps et souriait. Edward, quand à lui, regardait par la fenêtre. Je le regardais souvent, espérant croiser son regard, mais il ne quittait pas la fenêtre.
Nous arrivions enfin. Edward descendait le premier et nous faisait descendre à tour de rôle en nous tendant la main. Le contact était agréable. C’était la première fois que je le touchais. C’était une impression si étrange. Il m’emboîtait le pas. Il glissait une main dans mon dos et s’approchait de moi :
- J’ai demandé au chauffeur de mettre tes affaires dans le hall. Nous les mettrons dans ma voiture, tout à l’heure.
Il prenait ma main et souriait :
- J’espère qu’on va s’amuser.
Je souriais à mon tour. Je l’espérais de tout mon cœur. Ce serait de toute façon un souvenir inoubliable pour moi. Il glissait ses doigts entre les miens et nous entrions dans le bâtiment. Je rayonnais. Je sentais ses doigts dans les miens. C’était une sensation merveilleuse.
Des flashs crépitaient déjà. Je ne m’attendais pas à autant de monde. Edward souriait. On me demandait mes impressions. Je ne savais pas quoi dire, sinon que j’étais très heureuse d’avoir gagné ce concours extraordinaire. On me demandait comment je le trouvais. Je répondais simplement :
- Il est très grand !
Je lui arrivais aux épaules. Je levais les yeux sur lui, qui souriait encore. Son sourire était vraiment fantastique. Edward répondait de son côté à quelques questions. Je l’écoutais. On lui demandait l’effet que pouvait lui faire de savoir qu’il avait des fans plus âgés que lui. Les jeune filles qu’on voyaient régulièrement partout autour de lui étaient bien plus jeunes. Edward répondait simplement :
- Il n’y a pas d’age pour être fan de quelqu’un. Je suis moi aussi fan, je sais ce qu’on peut ressentir. Sandrine a été impressionnée, comme n’importe qui l’aurait été, mais elle a réagi de façon admirable. Je ne crois pas que j’aurais réagi comme elle.
Il baissait les yeux sur moi et me souriait encore. Je lui rendais son si beau sourire. J’étais fière de ce qu’il venait de dire de moi. Mes joues se coloraient. Je ressentais une douce chaleur monter. Il me mettait un peu mal à l’aise.
L’interview terminée, nous gagnions les étages et nous installions dans une salle où une jeune femme de vingt-cinq ans environ allait nous poser des questions pour un autre magazine. C’était une petite exclusivité. J’étais morte de trac. Edward était tout près de moi. Nous aurions droit à quelques photos ensemble. Sur la première, j’étais debout et Edward se plaçait derrière moi. Il enroulait ses bras autour de mon cou. Je glissais mes mains sur ceux-ci. Il posait presque sa tête sur mon épaule, tout à côté de la mienne. Sa joue était si douce. Ses cheveux, plus longs que les miens, glissaient sur mon oreille. Je frissonnais. C’était une sensation incroyable. Il se plaçait à côté de moi pour la suivante. Il faisait glisser une de mes mains sur sa taille. Il posait sa main sur mon épaule. Il penchait légèrement la tête vers la mienne. Il s’assaillait maintenant sur une chaise et me demandait de m’asseoir sur ses genoux. Je rougissais :
- Je ne sais pas si…
Il attrapait alors ma main et me demandait encore :
- Ce n’est que pour une photo. N’ait pas peur. Viens.
Je finissais par céder. J’étais terriblement mal à l’aise. Je ne savais pas comment m’installer. D’un geste, il me faisait basculer et je me rattrapais en enroulant mon bras autour de son cou. Il souriait :
- Voilà ! Ne bouge plus maintenant.
Il glissait une main sur ma hanche. Il faisait une chaleur terrible. Il me fallait du temps pour reprendre mes esprits. Il était temps que je lui offre mon cadeau. Il était dans la poche intérieure de ma veste en jean. Je me levais précipitamment. C’était le bon moyen pour m’échapper et cacher mon trac. La pochette était, elle, posée sur la table. Je lui tendais tout d’abord, la petite boîte logotée Quicksilver. Il souriait :
- Tu me connais visiblement bien.
Il déballait doucement le paquet. Il était surpris, mais souriait :
- Il est superbe. Merci beaucoup.
- Ce n’est pas tout.
- Encore des cadeaux. Et ce n’est pas encore Noël ou mon anniversaire !
Je lui tendais la pochette :
- Ils sont tous pour toi. Il sont plastifiés pour les protéger.
Il déballait, curieux. Je lisais sur son visage une expression de surprise. Il avait l’air vraiment ébahi. Je souriais. Le cadeau avait fait son effet. Tout le monde étaient stupéfait. J’étais fière de moi. Edward se tournait vers moi, une lumière dans les yeux :
- C’est toi qui fait ça ?
- Oui.
- C’est… C’est vraiment… magnifique ! Je n’avais jamais vu mon visage dessiné. C’est incroyable !

to be cintinued...


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PostSubject: part 3   Tue 9 Oct - 13:36

Tout le monde était du même avis. Il étaient tous autour de la table où étaient étalés les planches. Edward profitait de ce moment de contemplation pour s’approcher :
- Je te remercie. C’est vraiment magnifique. Il ne fallait en faire autant.
- Je voulais que tu aies quelque chose qui vienne de moi, que tu puisses garder et qui te plaise.
- C’est réussi. Mais maintenant, je me sens obligé de t’offrir quelque chose. Il me faudra le temps d’y réfléchir.
Je savais que quoi qu’il m’offrirait, cela serait un magnifique cadeau. Ce serait quelque chose qui viendrait de lui.
Tout le monde prenait enfin congé. Il ne restait plus que Sandie, Edward et moi. Sandie allait nous laisser seuls. J’allais enfin profiter de ce séjour librement. Deux jours entiers. J’étais déjà morte de trac à l’idée de me retrouver seule avec lui. De savoir qu’en plus, j’allais loger chez lui, me faisait encore plus peur.
Le temps de ramasser nos affaires et nous quittions à notre tour les bureaux. Edward prenait ma valise et mon sac et les glissait dans le coffre de sa voiture. Il ouvrait enfin les portes et je m’installais sur le siège passager. Je sentais un trac dévorant monter en moi. Je ne disais pas un mot. Edward regardait de temps à autre vers moi :
- Tout va bien ?
- Oui.
- Tu n’es pas bavarde.
- Je pensais, c’est tout.
Il ne cherchait pas à savoir ce qui me préoccupait. Peut-être le savait-il. Il se doutait sûrement que je ne devais pas être à mon aise et que je ne souhaitais pas parler. Je regardais par la fenêtre que j’avais ouvert. Le vent balayait les quelques mèches de cheveux qui glissaient sur mon front. J’étais perdue dans les images de l’après-midi passée avec tous ces photographes et ces journalistes. Je songeais à ce qu’il vivait si souvent. Je ne l’avais vécu qu’une fois et cela m’avait beaucoup impressionné. Il fallait le temps de s’y habituer, sans doute.
La voiture s’arrêtait. Mon cœur ratait une palpitation. J’étais encore plus morte de trac. J’avais terriblement chaud et mes mains étaient moites. Je demeurais dans le silence et j’observais. Edward prenait les sacs dans le coffre. Il verrouillait sa voiture et nous montions les quelques marches qui menaient à la porte de l’appartement. Je ne savais pas si je trouverais la force d’entrer. J’étais maintenant paniquée. C’était une émotion affolante. Je retenais mon souffle. Je laissais entrer Edward et je suivais enfin ses pas. Je regardais tout autour de moi. Edward allait poser les valises dans la chambre que j’allais occuper. Je restais sur le seuil et j’observais encore. C’était une sensation étrange. J’entrais dans son intimité. J’avais l’impression de ne pas en avoir le droit, comme si je n’avais pas la permission de le faire, mais que je ne pouvais m’en empêcher. Edward me tendait la main :
- Je te fais visiter.
Je le suivais et j’écoutais. Le salon était accueillant, sur des tons ocre et crème. Un canapé de cuir, une table basse en chêne massif recouverte par une planche de verre. Deux fauteuils de cuir assortis, couleurs chocolat. La cuisine donnait sur le salon séparée par un plan de travail en bois massif. Deux chaises hautes, comme celle d’un pub trônaient devant, et sûrement deux autres derrière. La cuisine, toute équipée, étaient dans le même style que le salon, pour ne pas dénaturer. Il y avait quelques cadres aux murs, des photos, des tableaux. Je regardais sans rien dire. Nous entamions un couloir sombre. Ed allumait la lumière et je le suivais, sa mains toujours dans la mienne. Ce couloir donnait sur les deux chambres. Chacune d’elle, possédait sa propre salle d’eau et son dressing.
Je pensais ne pas voir sa chambre, mais je me trompais. Il ouvrait la porte. Je pensais y voir l’endroit où je dormirais. Elle était très joli. Un lit de bois à rouleau. Un édredon brodé. Les tons étaient chauds, bordeaux et blanc cassé. La suivante, l’était tout autant, mais dans des tons bleu nuit. Le lit était en fer forgé blanc. Un édredon en patchwork blanc et bleu couvrait le lit. Edward m’expliquait :
- Tu dormiras ici.
L’autre pièce était donc sa chambre. J’avais pu voir le lieu où il passait ses nuits. C’était une drôle de sensation, vraiment, que de le connaître ainsi. C’était comme si j’avais été une caméra qui scrutait tout. Je me sentais un peu perdue.
J’avais été silencieuse tout le temps. Edward s’en inquiétait :
- Tu es toujours aussi silencieuse ?
- Non. Je suis juste…
- Impressionnée ?
- Oui.
- Tu ne le dois pas. Je veux que tu te sentes comme chez toi. Si tu as besoin de quoi que ce soit, si tu as soif par exemple, tu n’auras qu’à te servir. En attendant, est-ce que tu veux quelque chose ?
Il se dirigeait vers la cuisine et ouvrait le réfrigérateur :
- Tu as peut-être soif. J’ai du soda, de l’eau, de la bière…
- Ce que tu voudras… La même chose que toi.
Il revenait avec deux bières. Il me faisait prendre place dans le canapé. Je me sentais toute petite. Il sentait mes peurs. Il souriait :
- Détends-toi un peu. Je n’ai jamais mangé personne !
C’était plus fort que moi. Il fallait que je fasse abstraction, mais c’était difficile. Il fallait parler, occuper mon esprit à autre chose, mais je pensais immédiatement à celui qui me faisait face et ça devenait mission impossible. Je tentais de converser, je ne voulais pas passer pour une rabat-joie. Je mourais d’envie de savoir certaines choses. J’avais l’occasion de savoir ce que d’autres ne sauraient peut-être jamais :
- Est-ce que c’est toi qui t’ait chargé de la décoration ?

to be continued...


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PostSubject: suite   Mon 15 Oct - 22:44

- Non, c’est ma mère. Elle a plus l’habitude. Je lui ai dit ce que je désirais, et voilà le résultat.
- C’est très joli.
- Merci.
J’attendais un moment et je changeais de sujet :
- Tout à l’heure, je te demandais… Enfin, tu as dit que tu n’étais plus avec… Amy.
- Ah, oui ! Amy ! Eh bien, je ne veux pas rentrer dans les détails, mais il semblerait que, comme je commençais à m’absenter souvent, elle ne se satisfaisait plus de moi.
Je comprenais. J’étais un peu gênée, mais je continuais :
- Comment l’as-tu su ?
- Je suis rentré plus tôt, pour lui faire une surprise. Pour le coup, c’est moi qui ait eu la surprise !
Je n’osais pas imaginé sa réaction. Il avait dû être terriblement déçu. Je poursuivais :
- Tu l’as pris comment ?
- Comme j’ai pu. Je me suis senti trahi. J’ai eu beaucoup de mal à accepter ce concours, tu sais. J’étais presque certain que tu me poserais la question. Mais je me suis dit, que plus vite je l’affronterais, plus vite je verrais si je serais capable de l’accepter.
- Tu as l’air d’avoir accusé le coup.
- Oui.
Il me regardait. Je plongeais alors mes yeux dans les siens. Mon trac disparaissait peu à peu. J’admirais ses yeux sublimes. J’arrivais à me détendre enfin. Je posais maintenant des petites questions pour connaître ses goûts :
- Je suppose que tu sors beaucoup.
- Ça m’arrive. Mais moins souvent que je le voudrais.
- Je comprends. Et sinon tu fais quoi ?
- Je sors avec des amis le plus souvent. On boit un verre, on se fait un film, on va en concert… Et toi ?
- Sur ce point, sauf pour les concerts, on se ressemble.
- Tu n’es jamais allée en concert ?
- Non, jamais. Il faut avoir des goûts en commun avec les gens avec qui on y va. Je n’y serais pas allé seule. Je suis d’un naturel méfiant, et je ne sors pas seule le soir où la nuit. De plus, je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui partage mes goûts musicaux. Mais ça m’arrive d’aller en boîte.
- Quel genre de musique écoutes-tu ?
- De la trance, de la techno.
- Ah ! Pas trop mon truc. Et le rock ?
- Ça dépend quoi.
- Je te ferais écouter.
- D’accord.
- J’aime ce que tu écoutes. Les Rolling Stones, je connais. Tu dois connaître Avril Lavigne aussi. Mais la seule chanson que j’aime est celle qu’elle a écrite pour la BO d’Eragon !
- Bien sûr. Je te ferais écouter d’autres choses moins connues, mais pas mal non plus.
- D’accord.
Edward se levait. Il revenait quelques minutes plus tard. Il portait autour du cou le collier que je lui avais offert. Je souriais en le voyant. Il avait dans les mains la pochette avec les dessins. Il ouvrait celle-ci et admirait encore mes créations :
- Ils sont vraiment fantastiques !
Je gagnais ma chambre et je revenais quelques minutes plus tard avec un calepin à dessin et de quoi dessiner :
- Je voudrais te montrer ce que je suis capable de faire. Si tu es d’accord pour poser, bien sûr. Mais si tu veux que je te dessine quoi que ce soit d’autre ?
- Non. Je suis curieux de voir, au contraire. Mais je pourrais plutôt te donner une photo. Je pourrais observer.
- Bien sûr.
Il ouvrait un tiroir de son buffet. Il revenait avec un book :
- Choisis celle que tu préfères. Celle que tu souhaites dessiner, et je regarderais comment tu fais.
Il se plaçait tout près de moi et je lui expliquais au fur et à mesure comment je procédais. Il ne disait pas un mot et observait. Je sentais par moment ses cheveux frôler ma joue. Je frissonnais. Je le regardais. Il souriait :
- Excuses-moi. Je ne te gênes pas ?
- Non.
Je le sentais tout de même gêné. Il changeait rapidement de sujet pour détourner l’attention :
- Est-ce que tu as soif ?
- Oui. Ce que tu boiras me conviendras.
- Une autre bière alors ?
- D’accord.
Je poursuivais mon œuvre. Les photos qu’il m’avait proposé étaient d’une qualité fabuleuse. Pour dessiner, c’était un rêve. Il revenait avec deux boîtes en métal glacée. Je le remerciais. Il s’asseyait de nouveau et observait, toujours silencieux. Je respirais son odeur. Il sentait délicieusement bon. Cette odeur emplissait mon cœur d’un bonheur certain.
Il coupait le silence :
- Je vais compléter mon book demain. J’ai pris rendez-vous. Je devais y aller avec Amy pour faire quelques clichés en couple. Je voulais agrémenter mon C.V. avec de belles photos mais un peu… comment t’expliquer…
- Dénudée ?
- Non, pas vraiment, c’est plus suggestif. Quelque chose de romantique. Mais il y aurait des échanges de gestes…
- Baisers, caresses…
- Peut-être pas des vrais baiser, enfin comment expliquer… plutôt des rapprochements. Mais je ne sais pas comment je vais pouvoir me débrouiller pour ça. Je ne sais pas à qui demander. Je ne veux pas avoir à demander à une inconnue. Je n’ai plus d’amies filles. Amy s’est chargée de toutes les faire fuir. Et je ne vois pas qui pourrait prendre sa place. Ça ne reste que des clichés, après tout ! Et je réfléchissais. Je me demandais…
- Tu voudrais que je… ?
- Oui !… J’en serais ravi !

to be continued...


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PostSubject: cadeau, la suite   Tue 23 Oct - 13:27

- Oui !… J’en serais ravi !
Je ne voyais pas comment lui dire non. Je voulais partager ça avec lui. Mais c’était peut-être approcher au plus près du danger, de la tentation. Il ne comprendrait pas alors ma réaction si je devais en avoir une. J’aurais pourtant voulu lui donner une réponse. Mais je devais y réfléchir.
Il continuait :
- Je comprendrais que tu n’acceptes pas. On ne se connaît pas beaucoup et je te demande de te dévoiler un peu…
- Non, ce n’est pas ça… C’est que… Je suis loin d’être… enfin… Je suis très commune, je veux dire pas vraiment jolie et je suis aussi…
- Si tu veux parler de l’âge… Ce n’est que pour des photos, ce ne fait rien. Ça ne me gène pas. Je suis sûr que tu seras parfaite.
Je lui souriais. Mais je ne savais plus quoi répondre. Ce qui était sûr, c’est que j’allais l’accompagner, de toute façon. Mais je ne savais pas si je me sentirais capable de faire ce qu’il attendait de moi :
- Je t’accompagne, demain ?
- Oui, bien sûr. Tu restes avec moi durant ces deux jours.
Je restais silencieuse. Edward restait suspendu à mes lèvres. Je réfléchissais. Je savais que je faisais une bêtise en acceptant, mais je voulais vraiment me rapprocher de lui. Je savais que j’allais le regretter mais je finissais par céder :
- C’est oui.
- Oh, tu es formidable…
Il me serrait dans ses bras. J’étais ivre de bonheur. Je fermais les yeux et je glissais mes mains dans son dos. Il me remerciait :
- Je t’offrirais un tirage. Tu verras, ce sera formidable.
Je le savais. Mais j’appréhendais déjà.
Il sortait à présent un médaillon sur une chaîne qu’il tenait dans l’une de ses mains :
- J’ai quelque chose pour toi. Il m’a été remis quand nous avons achevé le tournage d’Eragon, juste avant la première. On m’avait dit que je pouvais l’offrir à qui je voudrais. Je n’ai pas eu le temps de l’offrir à Amy. Et je crois que je préfère qu’il te revienne. Je sais que tu l’apprécieras davantage. C’est un pendentif Saphira.
Il était magnifique. Un dragon finement ciselé bleu et argent sur une chaîne de mailles fantaisies. J’en avais les larmes aux yeux :
- Il est magnifique.
Une larme glissait sur ma joue. J’étais terriblement émue. Il l’essuyait avant qu’elle ne tombe sur la planche à dessin. Il m’aidait à fermer le collier qui pendait maintenant autour de mon cou. Je me penchais sur lui et j’embrassais sa joue.
Le dessin terminé, je le tendais à Edward :
- Garde-le. Il ne te restera qu’à le plastifier, lui aussi.
Il le prenait et l’admirait encore :
- C’est un don fabuleux que tu as. Tu n’as jamais pu en vivre.
- Mes parents n’aurait jamais pu me payer ce genre d’études. J’avais de nombreux rêves que j’aurais voulu pouvoir réaliser. J’aime la musique. J’aurais voulu chanter, par exemple, mais je ne pense pas avoir le talent nécessaire. Et il y a le cinéma, la comédie. Mais je ne sais pas… J’ai toujours été attiré par la comédie. J’ai été tentée, mais je n’ai jamais fait de théâtre, ni même de figuration quelconque, donc je ne sais pas ce que je vaut. Je n’ai de plus jamais trouvé le courage de me renseigner. Je croyais qu’il fallait un physique pour être comédien.
- Ça peut s’arranger. Je te présenterais mon professeur d’art dramatique et il pourra t’auditionner. Il te dirait ainsi si tu as du talent.
- Pourquoi pas.
- Pour l’instant, il nous faut manger. Ma mère m’a préparé quelque chose, il doit bien y en avoir assez pour nous deux. Elle cuisine toujours pour quatre ! Je vais regarder.
Il rejoignait la cuisine et sortait une boîte en plastique, de la taille d’une boîte à sucre, du réfrigérateur. Elle était pleine à craquer de lasagnes. Il me regardait en souriant :
- Elle me fait souvent ce que j’aime, mais j’en ai pour plusieurs jours. On partage ?
- Oui, volontiers. Où puis-je trouver les assiettes, les verres et les couverts ?
- Sur ta gauche, fouilles, tu trouveras.
Il me tournait le dos et déversait le contenu de la boîte dans un plat pour micro-onde. Il enfournait et mettait en route. Je finissais de sortir les assiettes et les couverts. Edward prenaient les verres. Nous mettions la tables. Une question me brûlait les lèvres :
- Dis-moi. La plupart des anglais boivent du thé. Mais toi ?
- Je crois ne pas être différent des autres. J’aime le thé, peut-être un peu trop. Sinon, je bois aussi du café.
Je m’assaillais. Edward avait sorti le plat du micro-ondes et découpait les lasagnes. Il me servait. Nous mangions en silence. Je réfléchissais à ce qui m’attendait le lendemain :
- A quelle heure doit-on se lever, demain ?
- Il faut être à neuf heures chez le photographe. Je pense que sept heures et demi, ce sera correct.
- Très bien. Je n’ai pas de réveil, mais…
- Je te réveillerais.
- … j’ai mon portable.
- Ça ne me dérange pas.
- Très bien.
Il était aux petits soins pour moi. Je le trouvais si gentil. Je glissais mes doigts sur le pendentif qui pendait à mon cou. Edward me regardait en souriant.
Après le dîner, Edward mettait tout au lave-vaisselle. J’allais ranger mes affaires. Le dressing était immense. J’enfilais ensuite un pyjama après avoir fait ma toilette. Je me démaquillais et je revenais dans le salon. Edward avait allumé la télévision. Il se tournait vers moi :
- Mais où as-tu appris à parler anglais ?
- Si je te le dis, tu ne me croiras pas.


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PostSubject: encore un peu et il faudra de nouveau être patient   Tue 23 Oct - 13:28

- Dis toujours.
- En travaillant à Disneyland Paris.
- Tu veux rire ?
- Tu vois, je savais que tu refuserais de me croire, et pourtant, je ne suis jamais venue en Angleterre avant.
Je frottais mon œil. Edward le remarquait :
- Tu vas te faire mal. Laisse-moi regarder.
Il approchait son visage. Ecartait les paupières du bout des doigts et regardait plus près. Un cil était pris sous l’une des paupières. Edward glissait doucement le bout de son auriculaire et l’ôtait sans difficulté. J’admirais ses magnifiques yeux de plus près. Ils étaient si beaux. Il relâchait les paupières doucement et me montrait le cil :
- Ça devrait aller mieux.
Mon œil ne me gênait plus. Il me fixait un long moment :
- Tu as de jolis yeux bleus.
Je souriais, gênée. Je rosissais. Je baissais les yeux. Je relevais la tête et le complimentait à mon tour :
- Les tiens aussi sont beaux.
Il me souriait. Le temps de boire une verre d’eau et nous prenions la direction des chambres. Je laissais Edward devant sa chambre et je lui faisais un petit signe avant de m’enfermer dans la mienne. Je me glissais dans les draps, sous les couvertures et l’édredon. Je me sentais bien. L’oreiller était exactement comme je l’aimais : rebondi et moelleux. Je trouvais facilement le sommeil.
Une main venait doucement se poser sur ma joue. Je sursautais, faisant peur à Edward. Je n’avais plus l’habitude de ce contact. Il se penchait et remontait un plateau. C’était une délicate attention. Un véritable festin se tenait sous mes yeux. Il avait préparé un petit déjeuner copieux. Je le regardais en souriant :
- Tu es si gentil.
- Ça n’est rien. Je vais me préparer. Prends ton temps.
Je dégustais le contenu du plateau. Le café était chaud et délicieux. Les œufs étaient succulent. Deux toast beurrés avec un peu de marmelade et un jus d’orange. Il me chouchoutait.
Je repoussais le plateau. Je me levais enfin et je m’enfermais dans la salle de bain. Une demi-heure plus tard, je me coiffais et me maquillais. Edward entrait dans la chambre restée ouverte :
- Est-ce que tu es prête ?
- Oui.
Je prenais le plateau et le ramenais dans la cuisine. Je prenais mon sac à main et nous sortions. J’avais une angoisse montante. Ces photos promettaient des moments d’angoisse encore plus intenses. Je tentais de me détendre, mais rien n’y faisait. Edward me rassurait. Le pauvre ne savait pas d’où venait mon angoisse. Il ne fallait pas qu’il sache.
Nous gagnions rapidement le studio pour ne pas être tropen retard. Des embouteillages nous avaient malheureusement pas mal retardé. Durant le trajet, Ed me parlais des séances qu'ils avaient déjà vécu, pour me mettre à l'aise.
Sur les premiers clichés, j’apparaissais seule. Je souriais, ou paraissais sérieuse. Je jouais le jeu du photographe qui me demandait différentes postures ou expressions. C’était amusant. Edward observait et me souriait.
Ensuite, Edward apparaissait à son tour seul. Il était si beau. Cette beauté naturelle m’émouvait. Je le regardais avec tendresse. Mon cœur palpitait de le voir, les yeux plein de lumière, les cheveux au vent, balayés par le ventilateur. Ce charme intense qui émanait de lui me mettait dans un état incroyable. Je n’arrivais plus à détacher mon regard de lui.
Il était temps d’apparaître ensemble. Nous nous faisions d’abord face, de profil, les yeux dans les yeux, sans sourire. De temps à autre je sentais un sourire me venir. J’essayais de le retenir, mais c’était plus fort que moi. Ed souriait alors, lui aussi.
Le photographe prenait des clichés. Nous nous amusions. Il enroulait ses bras autour de moi et me serrait contre lui. Je lui tournais le dos et je sentais sa tête tout près de la mienne. Je posais mes mains sur ses bras. Je tournais la tête vers lui. Il me souriait.
Sur les clichés suivant, je fermais les yeux et Ed posait une main sur ma joue. Nous étions de nouveau l’un en face de l’autre. Je sentais son regard entrer en moi. C’était une émotion intense. Je fermais les yeux, je devais me laisser emporter par cette caresse. Je n’avais pas à simuler. Les sentiments étaient bel et bien là.
Sur d’autres, dans l’ombre, nos deux visages étaient très proches, lèvres ouvertes et offertes, mais ne se touchaient pas. Je ne bougeais pas. Je laissais faire Edward. Je sentais ses lèvres, elles effleuraient quelquefois les miennes. J’en frissonnais.
Il fallait se dévoiler enfin. Edward ôtait sa chemise. Je n’étais pas vraiment à l’aise, mais je devais trouver le courage de continuer. Je me dirigeais dans la petite pièce voisine, aménagée en loge et je devais enfiler sur mes sous-vêtements la chemise d’Ed. Je revenais bientôt, le cœur battant la chamade, morte de trac. Ed me regardait et mes yeux ne quittaient plus les siens. Je n’osais pas regarder son corps ainsi à demi-nu, près de moi, si près. Ed me remerciait :
- Tu es courageuse. Je ne te remercierais jamais assez pour ce que tu fais maintenant.
Je ne disais rien. Je me collais contre lui. J’avais posé mes mains sur son torse. C’était un contact intense qui me donnait des frissons. Je le touchais. Je réalisais à peine la chance que j’avais de pouvoir enfin le toucher. Je blottissais ma tête contre son épaule. Je ne le regardais pas. J’avais vraiment le trac, j’étais terriblement mal à l’aise.
J’écoutais avec attention pourtant les recommandations du photographe et je tentais de faire ce qu’on me demandait.
J’étais montée sur une caisse pour être à sa hauteur. Je plaçais une main sur la hanche d’Edward, comme on me le demandait. L’autre demeurant cachée. Je devais lever les yeux sur Edward. Il me paraissait moins grand ainsi perchée. Je levais alors les yeux et je me laissait porter, sans plus me poser de questions.

to be continued....


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PostSubject: suite encore   Sat 27 Oct - 17:41

voici la suite...

Je mettais ma tête légèrement de profil et la penchais vers l’arrière. Edward me tenait en glissant une main dans mon dos. Il penchait sa tête sur la mienne. Ses lèvres effleurant encore une fois les miennes.
Je ressentais des frissons me parcourir. C’était une sensation vraiment intense. Ed m’aidait à me redresser et déposait délicatement ses lèvres sur les miennes. Un tout petit baiser amical :
- Merci… du fond du cœur.
Il me serrait dans ses bras. Je ressentais quelque chose d’inouï. J’aurais voulu alors être seule avec lui.
Edward s’éloignait enfin. Il ne disait rien. Il me laissait retourner dans la petite pièce qui servait de loge pour me rhabiller.
Je repensais à cet échange intense. Je sortais de la pièce et tendait la chemise à Edward. Il la renfilait. Il me serrait encore contre lui. Il prenait ensuite ma main et nous quittions le studio.
Je ne parlais plus, perdue dans mes pensées. Il nous conduisait chez lui. Il ne cherchait pas à parler. Il me sentait perturbée et il me laissait le temps de le faire moi-même.
Nous allions déjeuner. Je n’avais toujours pas décroché un mot. Je fuyais le regard d’Edward. Je n’arrivais pas à me défaire de la sensation qu’avait provoqué ce baiser, si petit soit-il. Il me regardait et cherchait à savoir comment communiquer.
Après le repas, Edward me regardait me diriger vers la chambre. Il était inquiet. Il ne tentait pourtant rien. Il restait dans le salon et ouvrait son courier.
Je m’étendais sur le lit en me demandant ce qui m’était passé par la tête. Je savais ce que je ressentais pour lui. J’étais devenue folle. Je ne pensais pas avoir autant d’émotions à me rapprocher autant de lui. Ce n’était qu’un baiser amical !
Je sentais les larmes me venir. Je réalisais que rien ne nous réunirait jamais. Nous étions si différents. Je me retournais et j’enfouissais ma tête dans l’oreiller. Je sanglotais.
Ne me voyant pas revenir et très inquiet, Edward venait me voir. Il me croyait tout d’abord endormie et allait partir quand il entendait mes pleurs. Il s’assaillait près de moi. Il passait une main dans mon dos :
- Qu’est-ce qui ne va pas ?
Je ne répondais pas. Je me contentais de le regarder, les yeux humides. Une nouvelle vague de larmes me submergeait. Edward me tirait vers lui. Il me serrait dans ses bras. J’enroulais mes bras autour de lui. Je me laissais emporter par le flot de pleurs. J’étais si malheureuse. Il restait avec moi et me parlait :
- Tu es visiblement malheureuse. Je ne sais pas pourquoi. Tu ne veux visiblement pas m’en parler. Mais je veux que tu saches que je suis là si tu veux te confier.
Je parlais enfin :
- Je ne peux pas !
Il s’éloignait et me regardait en séchant mes larmes. Il prenait mon visage entre ses mains et glissait ses pouces sur mes joues. J’étais intimidée. Plus encore qu’auparavant. Son regard me gênait. Il n’insistait pas. Il restait un petit moment avec moi et quittait la chambre.
Je le rejoignais enfin. Je me mettais à la cuisine. Je voulais lui préparer quelque chose. Il voulait participer. Je préférais lui faire la surprise. Je cherchais les ingrédients nécessaires à ma préparation.
Lorsque Edward se mettait à table, il était curieux de découvrir ce que je lui avais préparé. Je mettais devant lui une assiette de salade au chèvre chaud, sur toast avec tomates cerises. Il mangeait, savourait. Nous restions silencieux. Il me regardait de temps à autre, mais je fuyais son regard. Je ne me sentais pas encore prête à ouvrir le dialogue. Mais je sentais qu’Edward se posait des questions.
Le repas se poursuivait par une papillote de colin à la provençale et quelques légumes vapeurs. Edward prenait le temps de goûter et semblait aimer la cuisine que je lui avais préparé :
- C’est vraiment délicieux. Je dois reconnaître que tu es excellente cuisinière.
- Merci.
Je ne disais rien de plus. Edward semblait perdre patiente. Il voulait savoir ce que avait provoqué ce brusque changement d’humeur. Il prenait ma main et me tirait vers lui. Il me faisait asseoir sur ses genoux :
- Je n’en peux plus. Ce silence est si lourd. Dis-moi ce qui t’arrive.
- Je te l’ai dit. Je ne peux pas.
Je ne fuyais pas son regard, mais mon cœur palpitait. Edward demandait :
- Tu es sûr de ne pas vouloir te confier. Tu me parais si distante.
- Excuse-moi. Je ne préfère pas. C’est trop personnel pour que je me confie à toi. Je suis désolée.
J’avais les larmes aux yeux. Edward embrassait ma joue :
- Mais si tu voulais en parler, ou si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas.
- Merci.
Une larme coulait sur ma joue. Il l’essuyait doucement. Je me sentais incapable de lui dévoiler quoi que ce soit. Il me laissait me relever. Je servais le fromage et le dessert. Je débarrassais ensuite la table. Edward me donnait un coup de main. Il passait derrière moi. Je fermais le lave-vaisselle. Il enroulait ses bras autour de mon cou et embrassait ma tempe :
- Je sens que tu as besoin de réconfort. Peut-être aussi d’une épaule sur laquelle pleurer. Je suis là.
Je me tournais vers lui et le serrait contre moi. Je blottissais ma tête au creux de son épaule et les larmes envahirent mes yeux. Comment lui dire que c’était lui qui me rendait si triste. Je restais un long moment contre lui. Sa chaleur, sa douceur étaient quelque chose d’insensé. Je respirais l’odeur parfumée qui émanait de lui. Il sentait incroyablement bon. Une légère odeur de musc, et une note fleurie. C’était un parfum envoûtant. Cette odeur me calmait, m’apaisait.

to be continued....


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PostSubject: suite   Tue 30 Oct - 17:14

Lorsque je desserrais mon étreinte, je levais les yeux vers lui :
- Je ne peux pas te dire ce qui me met dans cet état, mais je te remercie pour ta gentillesse et ta compréhension.
- C’est normal. Tu es loin de chez toi et tu n’as personne pour te consoler. Je suis ton ami pour deux petits jours, disait-il en souriant.
Je lui rendais son sourire, son si beau sourire. Il était temps de bouger. Edward m’avait promis de m’emmener auprès de son professeur de théâtre. Je voulais savoir si j’avais des dispositions pour la comédie. Je ne voulais pas de fausse modestie. Je voulais une opinion sincère. Edward m’avait promis que son professeur de théâtre serait plus que sincère.
Nous entrions dans un bâtiment ancien. Nous montions quelques marches pour accéder au premier étage. Edward ouvrait la porte sur une immense salle. Les fauteuils de velours rouges s’étalaient sur près de vingt rangs. Nous accédions à la scène. Cinq marches plus loin, nous étions sur un plancher en bois grinçant. Le rideau rouge était attaché de chaque côté par de grosses cordes blanc cassé usées. Je levais les yeux sur les projecteurs allumés. C’était la première fois que je montais sur une scène de théâtre.
Edward me présentait. Nous parlions un peu et Edward lui parlait de mon désir de savoir si je possédais des talents particuliers pour la comédie. Son professeur me demandait d’abord de simuler quelques expressions. Je prenais tout ceci au sérieux et je paraissais la plus sincère possible. Ensuite, j’allais échanger un dialogue avec Edward. Le premier échange était une rencontre. Je devais être folle de joie de retrouver un vieil ami. J’y mettais du sérieux et de la rigueur. Je voulais vraiment faire une bonne impression. Les rapprochements me gênaient un peu, mais je poursuivais sans m’en soucier.
Ensuite, je devais incarner une fille déçue qui découvrait que son ami avait une maîtresse. Je giflais Edward qui jouait le petit-ami en question. J’étais terriblement désolée lorsque la scène était achevée :
- Je suis désolée. Dis-moi que je ne t’ai pas fait mal.
- Non, ça va.
Il se frottait tout de même la joue.
Nous poursuivions. Un grand malheur me frappait et je devais être malheureuse. Le temps de cautionner le sentiment et je me lançais. Je pensais à Ed et aux sentiments que je n’auraient jamais à partager avec lui. Les larmes me venaient et je n’avais aucun mal à pleurer.
Je reprenais doucement mes esprits. Ed essuyait mes joues. Son professeur de théâtre paraissait impressionné :
- Elle a l’air d’avoir beaucoup de faciliter à intégrer un personnage et à cautionner une émotion.
J’étais fière. Edward paraissait aussi fier. Il me félicitait. Son professeur me conseillait de prendre des cours et de faire les castings. Je penses que j’allais l’écouter. Je m’approchais d’Edward. Je passais la main sur la joue que j’avais giflé. Je m’excusais encore. Je montais sur la marche du dessus pour poser un baiser sur sa joue meurtrie. Lorsque je reculais, le regard d’Edward était intense. Je baissais les yeux et je descendais les marches pour retourner vers la sortie. Je fermais les yeux en prenant une inspiration silencieuse. Je le soupçonnais parfois de ressentir quelque chose. Il avait alors une façon de me regarder qui me gênait au plus haut point.
Nous regagnions son appartement. Edward devait se changer pour une interview télévisée. J’allais le suivre. Je me changeais, moi aussi. Il avait enfilé une chemise blanche et une costume bleu gris. J’avais opté pour un pantalon ample noir et une tunique colorée en soie sur un top blanc, nouée à la taille par une ceinture de soie, elle aussi. Je m’étais parfumée et j’avais retouché mon maquillage. Lorsque je passais devant Edward pour prendre un verre d’eau, il se tournait vers moi :
- J’adore ton parfum.
Je me tournais vers lui. Il me souriait et ses yeux brillaient de mille feux. Il s’approchait. Il respirait en fermant les yeux :
- Cette odeur est merveilleuse. Depuis que tu es là, je ne sens qu’elle. Elle me plaît vraiment beaucoup.
Je baissais les yeux. Il relevait mon visage doucement. Je lui souriais. Il poursuivait :
- Je préfère te voir sourire.
Je le regardais, j’admirais ses yeux magnifiques. Il me souriait. J’aimais ce sourire si radieux. Je me blottissais contre lui en fermant les yeux. Il me serrait. J’avais tellement besoin de lui.
Je me libérais de lui et il prenait ma main. Nous sortions ainsi ensemble de l’appartement. Une voiture était venue nous chercher. Edward ne lâchait pas ma main. Il croisait ses doigts dans les miens et caressait son pouce sur mon index ou sur mon pouce. Je levais les yeux vers lui. Des yeux qui brillaient intensément. Il me souriait.
Lorsque nous arrivions, quelques photographes étaient présents. Edward semblait fier de poser à mes côtés. Il me tenait toujours la main. Nous rejoignions le salon des invités. L’émission avait lieu en direct. Je serais présentée. Le concours avait été organisé par cette chaîne de télévision et je devenais la vedette du jour, au même titre que les autres invités. Nous attendions en dégustant une cocktail dans le salon. On nous faisait signe de nous préparer. Je sentais mon cœur battre si fort. Je respirais profondément. Edward me félicitait :
- Tu es radieuse, tout ceci te va très bien. Je t’imagine à ma place un jour.
- Le plus tard possible, alors.
Il souriait. C’était à nous. Nous faisions notre entrée sous des applaudissements nourris. Je souriais, comme Edward. Je me sentais beaucoup moins angoissée. Je répondais aux questions qu’on me posait. Celles auxquelles j’aimais répondre étaient celles qui concernaient Edward. Il écoutait alors les réponses avec intérêt.


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PostSubject: suite   Sun 4 Nov - 16:24

La soirée était une merveille. Avril Lavigne était venue chanter cette magnifique chanson. Edward souriait car il savait que je l’aimais beaucoup. Il serrait ma main. Je le regardais, les yeux brillant. Je sentais une lumière dans son regard. Il se passait quelque chose. Je ne pouvais pas expliquer quoi exactement, mais il y avait quelque chose dans son regard qui avait changé.
Nous quittions enfin le plateau et nous allions dîner. Edward avait réservé une table dans un petit restaurant. Je me sentais d’humeur joyeuse. J’avais une folle envie de danser. Un homme entonnait des musiques si douces. Je me voyais entre les bras d’Edward. Il m’invitait à danser. J’étais aux anges. Je fermais les yeux et me laissais porter par la cadence de ses pas et de la musique. Les odeurs, le rythme, je sentais mon cœur rayonner de bonheur. La danse s’achevait. Edward embrassait ma joue et me remerciait. Il paraissait grisé. Je connaissais ce sentiment. Et je remarquais encore cette lumière dans son regard.
Nous rentrions. Je passais sous la douche et je me glissais dans mon pyjama. Edward frappait à la porte. Je le faisais entrer. Il n’était pas encore dévêtu. Il voulait parler. Il s’assaillait et me demandait de me placer à ses côtés :
- Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé ce que tu as dis à mon propos. Ils ont essayé de te questionner sur moi pour savoir des choses et je suis heureux que tu n’ais rien dit qu’il ne doivent savoir. Cela m’a fait beaucoup réfléchir.
Il se taisait un moment et poursuivait :
- Ce deux jours passent si vite. Je n’ai pas l’impression de profiter des moments que je devrais passer avec toi. Mais j’aime beaucoup ta compagnie. Je regrette que tu doives partir si tôt. Je veux tout de même qu’on garde le contact. Je t’ai donc noté mes coordonnées. Garde-les bien et je veux que tu m’écrives et que tu m’appelles aussi souvent que possible. Tu as aussi mes coordonnés électroniques.
Je ne savais pas quoi dire. Je prenais le morceau de papier. Je le regardais :
- Je te donnerais régulièrement des nouvelles, je te le promets.
Il glissait une main sur ma joue. Je la retenais presque involontairement. Je me noyais dans son intense regard. Le geste venait de lui même. Edward approchait son visage. Ses lèvres effleuraient les miennes. Je fermais les yeux. Je sentais une chaleur intense me prendre les entrailles. Il collait enfin sa bouche sur la mienne. Il glissait une main sur ma joue. Je me laissais porter par ce sentiment intense qui prenait mon cœur.
Lorsqu’il s’éloignait :
- J’en ai eu envie toute la journée.
Je ne disais rien. Je baissais les yeux. Je réalisais :
- Je ne devrais pas te laisser faire.
Il caressait ma joue. Je posais ma main sur la sienne. Il me dévorait des yeux :
- Je crois qu’il est un peu tard pour ça. La nuit porte conseil, on en reparlera demain. Bonne nuit.
Il glissait encore sa main sur ma joue et embrassait celle-ci. Il se levait et quittait la chambre. Il me regardait une dernière fois et quittait la pièce en fermant la porte. Je me couchais. Je me demandais ce que je devais faire. Toute ma nuit était bercée par des souvenirs récents et intenses.
J’étais réveillée par la lumière qui s’infiltrait au travers des volets. Quelle heure pouvait-il bien être ? Je m’assaillais. Je posais la tête contre le fer de la tête de lit. Je réfléchissais. Je partais le soir même.
Il n’y avait aucun bruit dans l’appartement. J’avais l’impression d’être seule. Je sortais de la chambre et je naviguais jusqu’à la cuisine. Un mot était collé sur le réfrigérateur : « Une affaire urgente, je rentre très vite. » J’étais seule.
Je me servais du café. Je m’assaillais à table. Je me perdais dans mes pensées. Fallait-il que je dise ce que je ressentais vraiment pour lui ? Fallait-il que je le laisse s’éprendre de moi ? J’en avais envie, mais je savais que ce n’était pas raisonnable. Passer sa vie à se cacher, à faire attention pour que personne ne sache. La différence d’âge était telle que tout le monde parlerait de cette relation. Je n’avais pas le droit de lui offrir une telle existence. Il fallait qu’il reste un ami, rien de plus.
Le bruit dans la serrure de la porte d’entrée me sortait de mes rêves. Edward revenait. Il affichait un sourire radieux. Il avait un bouquet. Il s’approchait et embrassait ma joue :
- Edward ! Elles sont très belles.
De magnifiques roses de toutes les couleurs. Il y avait glissé une minuscule boîte. Je levais la tête :
- Qu’est-ce que c’est ?
- Il me semble que tu aies oublié de me dire qu’aujourd’hui était un jour spécial pour toi.
- Comment l’as-tu su ?
- Tes papiers. Je voulais savoir. Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
- Parce que je craignais ce genre de chose.
- Ouvre-le.
Je sentais mon cœur s’affoler. C’était un bijou, je le savais, mais lequel ? J’ouvrais le coffret. Il y avait un petit porte clé en forme de cœur. Il y avait une petite inscription : « Love » et ses initiales. Il s’expliquait :
- Un souvenir que tu garderas toujours avec toi.
Je sentais les larmes me venir. Je n’étais plus aussi sûre de vouloir partir. J’étais torturée par ce sentiment intense qui me commandait de lui dire ce que je ressentais et l’autre qui me disait qu’il fallait ne rien faire et le garder comme ami.
Je me blottissais contre lui et pleurait. Il me serrait contre lui. Je me confiais :
- Pourquoi il a fallu que tu entres dans ma vie ?
- Je ne sais pas. C’était écrit, c’est tout.
- Tu ne comprends pas !
Je levais les yeux vers lui. Il me regardait :
- Je crois au contraire que j’ai tout à fait compris.
Il glissait une main sur ma joue. Son pouce glissait sur mes lèvres. Je mourrais d’envie de sentir ses lèvres. Il poursuivait :

to be continued....


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PostSubject: la suite... enfin...   Fri 9 Nov - 13:48

- J’avais besoin de parler à quelqu’un avant de te parler, à toi. Ma mère a été formidable. Mon père aussi. Ils comprennent ce qui m’arrive et il n’ont pas essayé de me dissuader.
- Te dissuader de quoi ?
Il restait silencieux. Il me serrait contre lui :
- Je crois que je suis amoureux.
Je fermais les yeux. Ces mots me prenait avec une force incroyable. Il s’éloignait et me regardait dans les yeux :
- Je t’aime !
Je respirais avec difficulté. Je croyais à un rêve. Je ne réalisais pas. Mon premier réflexe était de reculer :
- Non !
Je devais me tenir à la table pour ne pas perdre l’équilibre. Edward paraissait surpris. Il me regardait en attendant une explication :
- C’est impossible !
Je courrais vers ma chambre où je m’enfermais. Je jetais sur le lit et pleurais. Qu’avais-je fait ? Edward frappait à la porte. Je ne me sentais pas le courage de lui ouvrir. Il fallait que je remette de l’ordre dans mon esprit.
Au bout d’une longue heure passée à réfléchir, je sortais enfin de la chambre. Edward venait à ma rencontre :
- Pourquoi réagis-tu comme ça ?
- Je ne peux pas te laisser faire une chose pareille.
- Pourquoi ?
- Edward ! Regarde-moi ! J’ai 16 ans de plus que toi ! Tu ne te rends pas compte de tout ce que cela peut impliquer.
- Ça m’est égal ! Je n’ai pas choisi. Je suis tombé amoureux, c’est tout !
- Mon Dieu ! Qu’est-ce que je suis sensée faire, maintenant ?
- Laisse-moi une chance.
- Mais je ne peux pas !
Une larme coulait sur ma joue. Il l’essuyait. J’étais perdue. Je devais m’éloigner pendant qu’il en était encore temps. Je regardais Edward et je disais enfin :
- Il vaut mieux que je parte !
- Tu n’es pas sérieuse ?
- Il faut que je fasse le point. Il faut que je réfléchisse, je ne peux pas le faire en sachant que tu es là.
Edward paraissait stupéfait. Il ne me retenait pas. Je marchais lentement jusqu’à la chambre. J’emballais mes affaires. Je m’arrêtais de temps en temps. Je fermais les yeux, respirant et réfléchissant. Je fermais enfin la valise. Je savais que je prenais la bonne décision. Edward était sur le seuil de la chambre :
- Tu comptes vraiment t’en aller ? Tu fuis ?
- Non ! Je ne fuis pas. Je veux seulement faire le pour et le contre. Je ne peux pas le faire ici.
- Tu ne peux pas me faire ça !
- Edward, je le fais pour ton bien. Tu ne sais pas combien cela me coûte de faire ce choix.
- Alors ne le fait pas.
- Je le dois.
- Ce n’est pas vrai. Dis-moi seulement que tu ne ressens rien. Je sais que c’est faux.
- Et comment peux-tu le savoir ?
- J’ai vu la lumière dans tes yeux quand tu me regardes. Et j’ai ressenti quelque chose quand je t’ai embrassé. Ce n’était pas le fruit de mon imagination.
- Je m’excuse. Je n’aurais jamais dû te laisser faire, je te l’ai dit. Je savais qu’il risquait de se produire ce genre de chose. Je n’ai pas le droit de t’imposer ça. C’est une responsabilité que je ne veux pas que tu aies à assumer.
- Et que veux-tu que je fasses, alors ? Que je t’oublie, comme si rien ne s’était passé ?
Je devais partir. La conversation prenait une tournure que je n’aimais pas. Je prenais mes sacs et je sortais. Edward restait dans l’appartement, visiblement déçu.
J’appelais le taxi qui passait à proximité. Le chauffeur mettait mes bagages dans le coffre et je montais à l’arrière. Un dernier regard vers la porte restée close. Le taxi quittait le trottoir et roulait vers l’aéroport.
Je pleurais. J’étais si malheureuse de devoir faire ce choix si pénible. J’essuyais mes yeux arrivée à l’aéroport. Je payais le chauffeur qui m’aidait à sortir mes affaires. Je prenais le chemin des guichets.
Je devais attendre deux heures le prochain départ. Le billet en poche, je flânais le long des boutiques. J’étais d’humeur morose. Je pensais à Edward, que j’avais laissé sans ajouter une seule explication.
Pourquoi devais-je fuir si je l’aimais autant qu’il pouvait m’aimer ? Nous ne devrions pas nous soucier des autres. Mais c’était plus fort que moi. Sa notoriété m’empêchait de me laisser guider par mes sentiments.
Une heure était passée péniblement. J’allais faire enregistrer mes bagages quand mon téléphone sonnait. Je ne reconnaissais pas le numéro. Je répondais. Une voix de femme, visiblement émue me demandait :
- Est-ce que vous êtes Sandrine ?
- Oui.
J’étais intriguée. Je laissais poursuivre :
- Je suis la mère d’Edward.
Je sentais mon cœur se serrer. J’allais lui répondre quand elle coupait :
- Il vient de se produire un terrible accident.
Je comprenais et je sentais mon cœur se serrer davantage. Je n’y croyais pas. Elle continuait :
- Il est à l’hôpital général. Il faut que vous veniez, c’est grave.
Les larmes coulaient sur mes joues. Je me sentais responsable. Je ne réfléchissais plus. Je reprenais mes bagages et je courais vers la sortie. Je prenais le premier taxi pour l’hôpital. Je m’en voulais terriblement.
Lorsque j’arrivais enfin à l’hôpital, je lâchais les bagages à l’entrée et je demandais les urgences. Je cherchais après Edward. Je questionnais toutes les personnes en blouse que je trouvais.

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PostSubject: la suite   Mon 26 Nov - 14:58

Lorsqu’on me renseignait enfin, une femme se dirigeait vers moi, en larmes. Je savais qui elle était. Elle se jetait dans mes bras et pleurait. J’étais terriblement émue. Je ne retenais pas mes larmes. Il fallait que je sache :
- Que s’est-il passé ?
- Il m’a appelé pour me dire ce qui s’était passé. Je lui ai dit de venir me voir. Il a prit la voiture et il a heurté un camion qui a fait une embardée. Il n’a pas pu l’éviter.
Je sentais comme une terrible nausée. Je devais le voir. Sa mère me conduisait auprès de lui. J’étais bouleversée. Il était couvert de petites blessures sur le visage. Il respirait à l’aide d’un tuyau.
Je me couchais sur lui et je pleurais. J’étais si mal de le voir ainsi. Je m’excusais. Je savais que j’avais fait une terrible bêtise. Je relevais mon visage et je le regardais. Je passais ma main sur sa joue. Une larme glissait sur la mienne. J’embrassais son front. Je me sentais terriblement coupable.
Avec sa mère, nous nous relayions. Nous dormions chacune un peu avant de retourner au chevet d’Edward. Je prenais sa main, la caressais. Je lui parlais enfin :
- Je suis désolée. J’ai été stupide. Je n’avais pas à me poser la moindre question. Je ne veux plus partir. Je veux être avec toi. Je t’aime ! Tu dois t’en sortir. Tu dois me pardonner…
Je restais aussi longtemps que possible avec lui. Je restais au plus près tant que je n’avais pas sommeil. Je voulais ainsi avoir le bonheur de le voir se réveiller.
Mais plus le temps passait, plus j’avais peur qu’il ne se réveille pas. Il restait inerte, maintenu en vie par des appareils. Je lui parlais, je lui faisais sentir ma présence. J’attendais encore et encore qu’il fasse un geste, un seul.
Je m’endormais sur lui. J’étais bercée par le son de son cœur qui battait régulièrement.
Le bruit de la machine me faisait soudain sursauté. Je croyais mourir. Le cœur d’Edward s’était arrêté. Je criais à l’aide. J’attendais dehors en les regardant le ranimer. J’avais peur, terriblement peur.
La mère d’Edward accourait. Elle était tout aussi anxieuse que moi. Je priais pour qu’il s’en sorte. Le cœur acceptait enfin de repartir. Je fermais les yeux, soulagée. Si je le perdais, je n’aurais plus aucune raison de vivre. Tout ceci était arrivé par ma faute.
J’avais dormi longtemps. Je m’étirais. J’avais mal partout. La mère d’Edward dormait elle aussi. Je la réveillais doucement. Nous allions ensemble voir Edward.
La chambre était vide. Je ne voulais pas croire que quelque chose était arrivé. Je m’y refusais. Je cherchais. Où était-il. Je questionnais. J’étais paniquée. Je criais :
- EST-CE QUE QUELQU’UN VA NOUS DIRE OÙ IL EST ?!
Je prenais mon visage dans mes mains et je tentais de me calmer, mais je n’y arrivais pas. Un médecin arrivait et nous parlait doucement :
- Ne vous en faites pas. Calmez-vous. Tout va bien. Il a été transféré. Il s’est réveillé tôt ce matin.
- Oh, mon Dieu !
J’étais terriblement soulagée. On nous conduisait jusqu’à sa chambre. Une seule personne devait le voir à la fois. Je laissais sa mère entrer. Je faisais les cents pas dehors. J’étais à bout de nerfs. Je voulais le voir. Sa mère sortait enfin :
- Je lui ai dit que vous étiez là. Il veut vous voir.
Je sentais mon cœur se serrer. J’inspirais profondément et j’entrais dans la chambre. Il était assis dans son lit. Il me regardait sans ciller :
- Approche.
Je m’avançais doucement. L’émotion me submergeait :
- Je m’excuse.
Il me tendait la main. Je la prenais. Je m’assaillais près de lui. Je voulais le serrer dans mes bras. Je sanglotais, bouleversée. Il tirait mon bras et je me blottissais contre lui. Je me laissais aller à pleurer.
Il attendait que je me calme avec patience. Lorsque les pleurs s’évanouissaient, je m’excusais encore :
- Pardonne-moi. Je croyais faire le bon choix.
- Je sais.
Je glissais une main sur sa joue. Je voulais l’embrasser. Je m’approchais doucement. Edward glissait une main dans mon cou. Je posais mes lèvres très doucement sur les siennes.
J’y mettais tout mon cœur. Je me sentais renaître. Je ne voulais pas mettre fin à ce baiser. Je m’éloignais pourtant et caressais son visage marqué par l’accident.
Je me blottissais contre lui. Je ne voulais plus le quitter, jamais ! Nous n’échangions pas un mot. Le simple fait d’être ensemble nous suffisait.
La visite allait se terminer. Je voulais tant rester près de lui. Il me souriait :
- Je serais là encore demain. Prends les clés de chez moi et installe-toi. Tu es chez toi. Et je te retrouve demain.
J’embrassais encore ses lèvres avant de quitter la chambre aussi lentement que possible pour le garder le plus longtemps possible en vue.
Sa mère me remettait les clés de l’appartement. Elle me conduisait.
Je sentais l’immense vide de l’appartement. Je déposais les bagages. Je remerciais la mère d’Edward qui me laissait seule. Je laissais les valises dans la chambre sans même les défaire.
Je me sentais fatiguée. Je voulais dormir. Mais je voulais être près d’Edward. J’ouvrais la porte de sa chambre. Je voulais m’introduire dans son intimité. Je dormirais dans son lit. J’avais besoin de sentir son odeur. Je me déshabillais et je me glissais dans les draps. Je glissais ma tête sur l’oreiller et j’enfouissais mon visage dans le creux de l’oreiller qui portait encore cette odeur de cheveux qui me faisait tant envie. Le fait de me retrouvée ainsi dans son lit était une sensation intense. Je m’endormais très vite.
La lumière du jour me réveillait doucement. Je m’extirpais du lit. J’allais prendre une douche dans sa salle de bain. Je regardais chaque ustensile, chaque produit. Je le voyais à ma place, faisant sa toilette. Je rêvais de partager toutes ses habitudes. J’allais tout faire pour partager sa vie le plus longtemps possible. Je ne voulais plus être séparée de lui.


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PostSubject: suite...   Thu 6 Dec - 1:26

Avant de sortir de la chambre, je passais devant le dressing. Je passais ma main au milieu de ses vêtements. J’allais dans la chambre d’amis et je me changeais. Je revenais dans sa chambre et je faisais le lit. Je sortais enfin. Je fermais la porte derrière moi. Je prenais le premier taxi qui passait et je rejoignais l’hôpital.
Je rejoignais la chambre d’Edward. Il était encore tôt. J’entrais sans faire de bruit. Il dormait encore. Je m’approchais doucement. Je glissais une main sur sa joue. Je dégageais doucement une mèche de cheveux pour embrasser son front. Je le regardais en attendant son réveil. Son visage, même marqué était si beau. Je glissais doucement le bout de mes doigts sur sa bouche. Je baissais la tête et je déposais mes lèvres sur les siennes.
Sur ce, Edward attrapait mon visage et m’embrassait tendrement. J’étais surprise. Il me libérait. Il souriait. Ses yeux ne me quittaient pas :
- Je savais que tu ne résisterais pas.
Je lui souriais. J’admirais ses yeux magnifiques qui brillaient d’une lumière intense. J’étais heureuse de le voir aussi épanoui. Je prenais sa main :
- J’ai été stupide.
- Non. Je comprends ce que tu voulais faire.
- Je n’avais pas le droit de n’en faire qu’à ma tête. Il y aura de toute façon toujours quelqu’un pour critiquer nos choix. Je n’aurais pas dû me poser la moindre question. Tu m’offrais la chance de ma vie. Je t’ai fait du mal, j’en suis désolée.
- C’est oublié. Tu es là et je suis avec toi. Laissons faire le temps et on verra.
- Je ne voudrais pas qu’on te cause du tort à cause de cet amour. Alors il faudra rester discret.
- Bien sûr.
- Je n’ai pas eu l’occasion de te le dire, alors que toi, tu me l’as déjà dit. Je t’aime ! Oh, oui, je t’aime !
- Embrasses-moi.
J’approchais mon visage du sien. Je lui offrais ma bouche. J’aimais le goût qu’avaient nos baisers. Je me sentais si bien.
La mère d’Edward entrait alors que nous étions encore en train de nous embrasser. Elle ne nous interrompait pas. Je me sentais gênée de le faire devant elle.
Je savais que notre différence d’âge poserait problème. J’aurais voulu me sentir à l’aise avec lui en public, mais ce ne serait sûrement jamais le cas.
Je restais avec Edward. Sa mère avait insisté pour que je reste. Elle semblait m’apprécier beaucoup. C’était important pour moi.
Elle nous regardait successivement. Nous étions côte à côte. Elle souriait :
- C’est peut-être curieux, ce que je vais vous dire, mais je trouve que vous allez bien ensemble.
C’était le plus beau des compliments pour moi. Je la remerciais :
- Vous êtes gentille. Vous avez fait beaucoup pour moi, je ne l’oublierais jamais.
- Edward est important pour vous. Vous êtes importante pour lui…
- Vous me gênez. Vous pourriez me tutoyez…
- Oui, bien sûr… Tu es encore jeune. Beaucoup de couples ont une grande différence d’âge et tout leur réussi. Vous vous aimez, c’est tout ce qui doit comptez. Bien sûr, il vous faudra rester discrets, mais je ne m’opposerais jamais aux choix d’Edward, il a toujours su faire de bons choix. Même si j’étais surprise d’apprendre ton âge, Edward a su argumenter et j’ai compris que je ne pourrais pas m’opposer à cet amour. Soyez prudents, c’est tout.
- Je vous le promets. Je n’ai jamais voulu lui nuire. J’étais prête à sortir de sa vie pour ne pas lui poser de problème. J’avais tort. L’amour est plus fort que tout. On ne peut aller contre ses sentiments.
Edward souriait. Il écoutait la conversation. Il était heureux de voir que nous nous entendions. Il avait enroulé ses bras autour de moi. J’avais posé mes mains sur les siennes.
Sa mère nous laissait. Elle savait Edward entre de bonnes mains. Elle nous laissait ensemble. Elle s’était promis d’organiser un dîner avec son père, pour faire connaissance, dès qu’Edward sortirait de l’hôpital.
Je questionnais Edward :
- Ils ne t’ont toujours pas dit quand tu pourrais sortir ?
- Non. Je pense qu’ils attendent le résultats de tous les examens.
- Tu as eu beaucoup de chance. Si tu n’avais pas mis ta ceinture…
- Je sais. Mais le choc a été violent. Je suis resté inconscient durant trois jours et j’ai fait un arrêt cardiaque.
- On m’a dit que c’était une réaction aux médicaments. J’ai eu tellement peur.
Je sentais les larmes emplir mes yeux. Edward me serrait contre lui :
- Je sais que tu t’es fait beaucoup de soucis. Je savais que je pouvais compter sur ma mère. J’étais certain qu’elle t’appellerait.
- Elle a bien fait. Je n’aurais pas voulu être loin de toi. Ça m’a fait beaucoup de mal. C’est là que j’ai réalisé que tu avais raison. Je devais faire confiance en mes sentiments.
Je me tournais vers lui. Je caressais sa joue. Il prenait mes lèvres dans un baiser d’une tendresse infinie. Je ne rêvais que de le savoir tout près de moi. Nous aurions bientôt plus à partager que de simples baisers. Je désirais chaque parcelle de sa peau.
Il me regardait avec tendresse :
- J’aime ta façon de me regarder. J’aime ton parfum. J’aime t’embrasser, te toucher. Et lorsque que je serais sorti d’ici, je peux te promettre qu’on partagera plus encore.
- Il faut que je te dise… je me suis permise de dormir dans ton lit. Je voulais sentir ton odeur…
- Tu as bien fait. Est-ce que tu as bien dormi ?
- Oui. L’odeur de tes cheveux m’a aidé à m’endormir.


To be continued...


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PostSubject: la suite^^   Mon 10 Dec - 14:24

Nous passions toute la journée ensemble à bavarder. Je le connaissais si peu. Je découvrais un homme. Je ne l’avais jamais vraiment vu comme un jeune garçon. Il éveillait tant de chose en moi et lorsque je l’avais écouté parler pendant les interviews, sur les vidéos, je le trouvais si mûr.
Cette voix grave était une sensation intense en moi. Je découvrais donc un jeune homme séduisant, plein d’humour qui me rendait folle de bonheur. Il ne m’avait pas jugé, il avait partagé du temps avec moi et nous nous étions découvert une attirance mutuelle.
Il ne voulait pas passer à côté de cette formidable opportunité. Je me sentais vraiment de nouveau femme, désirée, aimée. Cela ne m'étais plus arrivée depuis longtemps. C'était si agréablede ressentir toutes ces choses à nouveau.
L’heure de la visite avait sonnée. Le médecin l’examinait. Je surveillais du coin de l’œil. Je voulais savoir. Le temps de la surveillance était terminée. Il était autorisé à sortir. Il devait revenir au moindre signe alarmant. J’étais heureuse. Edward passait ses vêtements. Il récupérait quelques ordonnances et nous partions. Nous prenions un taxi. Durant tout le trajet, Edward me tenait la main. Il se penchait même vers moi et m’embrassait. J’étais folle de joie qu’il rentre avec moi.
J’ouvrais l’appartement. Nous entrions. Edward me laissait à peine fermer la porte. Il me serrait contre lui. Je sentais ce désir intense. Il le tenaillait lui aussi. Il prenait mes lèvres avec tendresse. Sa bouche se faisait douce, si douce. Je glissais mes mains dans son dos. C’était plus intense que cela ne l’avait jamais été.
Il ne semblait plus vouloir me libérer. Je glissais mes doigts dans ses cheveux. J’aimais cet homme plus que de raison. Il vivait en moi et éveillait tous mes sens.
Il me libérais enfin. Je me remettais vite de mes émotions et je me dirigeais vers la cuisine. Il fallait manger. Edward se glissait derrière moi et enroulait ses bras autour de ma taille. Il posait sa tête sur mon épaule :
- Tu as une idée pour ce soir ?
- Je pensais faire une omelette avec quelques pommes de terre. Et puis finir avec une salade et un peu de fromage.
- Ça me conviens. Tu auras besoin d’aide.
- Si tu veux.
Je me tournais vers lui. Je me hissais sur la pointe des pieds. Je glissais une main sur sa joue. Il descendait son visage et m’offrait ses lèvres. Lorsqu’il me libérait, je le regardais tendrement :
- Je t’aime tant.
Il m’aidait à éplucher et couper les pommes de terre. Je les lavais et les faisais revenir dans un peu d’huile. Je cassais quelques œufs pendant qu’Edward surveillait les pommes de terre. Je battais les œufs et les rajoutais au contenu de la poêle. J’assaisonnais. Je coupais ensuite la salade et l’assaisonnait à son tour. C’était prêt. Edward mettait la table. Je servais et nous mangions.
Edward me dévorait du regard. Je lui souriais. Je sentais ses pieds sous la table qui touchaient les miens.
Une fois dans le salon, sur invitation d’Ed, je prenais le courrier et nous trions ensemble les plis. Il voulait que je l’aide à ouvrir son courrier. Je tombais sur les photos envoyées par le studio. J’ouvrais l’enveloppe. J’appelais Edward :
- Les clichés sont là. Je les avais presque oublié.
Il se rapprochait de moi et nous regardions les photos. Je ne me reconnaissais pas. Elles étaient superbes. Celles qui retenaient mon attention me captivaient. Les photos où nous étions à demi-nu étaient superbes. Tous les rapprochements y apparaissaient si beaux. La lumière, les contrastes, les couleurs, tout y était vraiment magnifique.
Je ressentais encore ce rapprochement et je sentais un doux frisson me remonter le long du dos. Edward passait une main dans mon dos et s’approchait tout près :
- Je ne sais pas ce que tu en penses, mais elles sont vraiment splendides.
- J’y penses, il va me falloir un book, à moi aussi.
- Tu as déjà de belles photos à y mettre. Tu n’auras pas besoin de davantage de clichés. Il te faut juste trouver une pochette pour mettre tout ça. Je dois avoir ce qu’il faut.
Il se levait, fouillait dans des tiroirs et sortait une pochette reliée de cuir écarlate. Il me le tendait :
- Il sera assez grand.
Je plaçais les quelques photos et j’admirais encore celles où nous y figurions ensemble. C’était une impression étrange.
Edward continuait de feuilleter son courrier. Il ouvrait une lettre qui venait des studios Fox. Il était un peu intrigué. Je me rasseyais près de lui. Il lisait en silence. Il souriait :
- Tu vas être heureuse.
- Pourquoi ?
- Je ne vais tarder à recevoir un nouveau script.
- Ah oui ? Pour quel film ?
- Eldest !
- C’est vrai ?
- Oui. Et ce n’est pas tout. Il va y avoir un casting.
- Pour quel rôle ?
- Arya ! Tu devrais tenter ta chance.
- Tu veux rire ? Je ne crois pas…
- Tu dois essayer. Je suis sûr que tu as une chance.
- Mais, je suis trop…
- Non, Ce n’est une question d’âge. Mais si tu veux savoir…
Il prenait son téléphone et composait un numéro. Il téléphonait en local. Il connaissait l’adresse où se déroulerait le casting. Il ne mit pas longtemps à répondre à la question que nous nous posions tous les deux :
- Tu avais peut-être raison. Mais je te conseilles de t’y rendre tout de même. Je crois que tu fais partie de la tranche d’âge requise…
Je prenais le coussin et lui envoyait à la figure :
- Tu devrais avoir honte de toi de te moquer de moi.
- Non.


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PostSubject: la suite   Mon 17 Dec - 15:19

Il plaçait les mains sur sa tête pour se protéger. Il prenait le deuxième coussin et nous partions dans une bataille. Edward me laissait avoir le dessus. Ce n’était pas du jeu :
- Tu triches ! Je veux que ce soit régulier.
- Alors, prends garde, je suis très doué à ce jeu.
- Moi aussi.
La bagarre dura un moment. Edward ne retenait pas ses coups, ni moi. Nous n’arrêtions pas de rire. Je finissais par m’avouer vaincue et je rendais les armes :
- Tu as gagné. Je me rends.
- On devrait aller se coucher. Je t’accompagnerais pour le casting, d’accord ?
- Si tu veux.
Il prenait ma main et m’entraînait jusqu’à sa chambre. Je ressentais un nœud à l’estomac. J’avais une sensation étrange. Je me stoppais devant la porte. Edward demandait :
- Qu’y a-t-il ?
- Je ne peux pas.
- Quoi ?
- Je pense que je ne suis pas encore prête.
- Je ne comptais pas te brusquer. Je veux que les choses viennent d’elles-mêmes. Je veux juste te sentir tout près de moi pour cette nuit.
- Très bien… Excuse-moi.
- Tu ne dois pas t’en faire. Je comprends. Nous sommes passés par beaucoup de choses et il faut laisser du temps aux choses.
- Je te remercie.
J’entrais avec lui dans la chambre. Il ôtait ses vêtements et ne gardait que son caleçon. Je quittais les miens et demandait à Edward :
- Est-ce que je peux t’emprunter ton t-shirt ?
- Bien sûr.
Je gardais ma culotte et je passais le t-shirt délicieusement parfumé pour enlever ensuite, à l’abri de son regard, mon soutien-gorge. Je n’étais pas encore prête à dévoilée complètement devant lui. Edward se glissait sous les draps et la question suivait :
- Est-ce que tu as dormi habillée ?
- Non.
Il me souriait.
Je me glissais près de lui. Il glissait un bras sous l’oreiller. Je me blottissais contre lui. Je glissais une main sur sa peau, sur son torse. Sa peau était d’une douceur incroyable. Son bras glissait dans mon dos et l’autre main glissait sur mon bras posé sur son torse. Il posait sa main sur la mienne. Il caressait ensuite ma joue :
- Embrasse-moi.
Je me relevais doucement. Je me penchais lentement vers lui et je lui offrais mes lèvres. Il glissait sa main derrière ma tête, dans mes cheveux et approchait doucement mon visage du sien. Sa bouche se collait à la mienne.
Je me laissais porter par cette intense sensation. Je ressentais un désir intense. J’aurais voulu pouvoir partager davantage, sentir sa peau sur la mienne. Mais quelque chose en moi me disait de résister. J’ôtais tout de même mon t-shirt. Je me blottissais contre Edward qui caressait ma peau :
- Je te laisse le temps dont tu auras besoin. Et quand tu te sentiras enfin prête, je suis sûr que ce sera fabuleux.
Je fermais les yeux. Je me sentais bien. Edward caressait doucement ma peau. Je sentais un frisson intense monter en moi. Pourquoi mon corps le désirait tant et que ma tête, mon cœur, se refusaient à succomber.
Ce baiser n'en finissait plus et les mains se faisaient plus folles. Je finissais par me laisser emporter et nous partagions alors une moment intense et fabuleux. quelque chose de grandiose et surtout, de magique. Et après une douche relaxante prise ensemble, nous rejoignions le lit où nous resstions un moment enlacés à parler. Ed commençait :
- Et tu voulais passer à côté de ça ? C’était tout bonnement fabuleux.
- J’avais peur.
Il glissait doucement encore sa main sur ma joue :
- Je t’aime. Je n’ai plus aucun doute là-dessus maintenant.
- Moi aussi. Je t’aime.
Il m’entraînait avec lui sous une douche tiède relaxante. Chacun notre tour, nous glissions nos mains sur la peau de l’autre. Nous avions partagé quelque chose de vraiment magique. Il demandait encore :
- Pourquoi as-tu changé d’avis si subitement ?
- Je me suis laissée tenter. J’en avais envie. Ma tête, elle, refusait de céder. Je me suis laissée guider par mon désir.
- Et je suis heureux que tu l’aies fait. C’était vraiment merveilleux. Je n’ai jamais ressenti ça avec personne.
- Moi non plus.
Je passais une main sur sa joue :
- Je me suis dit que je ne devais pas me fermer. Tu m’as ouvert ton cœur, ta maison, tes bras… J’ai une confiance totale en toi. Tu es ce que je cherchais.
Il me serrait contre lui :
- Tu es exactement la personne que je cherchais.
Il embrassait mon front. Je fermais les yeux et me laissais porter par la douceur de ses lèvres. Je me blottisais tout contre lui. Je trouvais rapidement le sommeil.
Edward ne se trouvait plus près de moi. J’allais me lever lorsqu’il arrivait avec le plateau du petit déjeuner. Je lui souriais :
- C’est à moi de prendre soin de toi. Tu es si gentil.
- Tu auras d’autres occasions de le faire. Et puis, hier soir, tu as très bien pris soin de moi.
- Ça n’a rien à voir.
Son regard était immense, pénétrant. J’aimais ce regard. Nous partagions le petit déjeuner. Edward était assis contre le bois du lit. Je m’appuyais contre lui. Je le faisais manger. Il faisait la même chose avec moi. J’étais si heureuse de vivre tout ça avec lui. La vie m’offrait une seconde jeunesse.

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PostSubject: La suite...   Mon 21 Jan - 11:13

Il était temps de s’habiller. Edward allait m’accompagner au casting. Il me donnait quelques conseils. C’était mon tout premier. Je prenais mon book. J’étais morte de trac. Je respirais avant d’entrer dans la grande pièce blanche où s’alignaient trois personnes, deux hommes et une femme.
On me donnait une feuille. Je leur confiais mon book. J’espérais qu’on ne me tiendrait pas rigueur d’y apparaître avec Edward. Il faisait partie de la distribution, après tout. Je lisais les lignes plusieurs fois. C’était un extrait d’Eragon. Je devais jouer le rôle d’Arya lorsqu’elle parlait à Eragon avant la bataille de Farthen Dûr.
Je faisais abstraction des images du film. Je l’avais vu. Je faisais la réplique à l’un des deux hommes en face de moi. Je devais attendre quelques instants à l’extérieur. Edward me parlait :
- Respire. Tu dois te détendre.
On revenait me chercher. Edward était invité à entrer. Il allait me donner lui-même la réplique. Un extrait du scénario du film à venir. Je lisais avec Edward la partie surlignée. Quatre phrases. J’avais l’impression de répéter une pièce dans laquelle nous jouions tous les deux. Je ne voyais plus Edward, mais Eragon. Je partageais un moment unique.
Une fois la réplique terminée, Edward me souriait. Je lui rendais son sourire. J’embrassais sa joue :
- Merci.
Il me faisait un clin d’œil.
On me rendait mon book. Je serais contactée. Il me fallait être patiente désormais. Edward me raccompagnait. Dans le taxi, il se confiait :
- Tu as cette lumière dans les yeux. Celle qui me faisait penser que tu peux être Arya.
- Eragon !… C’est grâce à toi. « Tu » es Eragon. Quoi de plus facile alors de se prendre pour Arya.
A peine avait-on poser les affaires que le téléphone sonnait. Edward répondait. Il me tendait le combiné :
- C’est pour toi.
- Moi ?
- Oui.
Je m’avançais pour répondre. Je souriais. Edward avait compris. Il attendait que je raccroche :
- Il veulent te revoir ?
- Oui.
- Quand ?
- Dans deux heures.
- Alors, allons manger pas loin.
Il prenait ma main. J’avais juste le temps de prendre mon book et mon sac. Edward appelait le taxi qui passait devant nous. Nous montions.
Nous allions déjeuner dans un pub. Je n’allais pas boire d’alcool. Je voulais rester maître de mes émotions. Une bonne hygiène de vie, c’était important. J’étais anxieuse. Edward s’en était rendu compte :
- Tu as fait le plus gros. Restes comme tu l’as été. Tout ira bien.
- J’espère du fond du cœur que ça va marcher. Ce serait formidable de travailler ensemble.
- C’est vrai.
Je faisais les cent pas. Nous étions dans un immense théâtre. Plusieurs dizaines de rangées de sièges de velours rouge nous faisaient face, vides. Sauf au premier rang où deux autres personnes s’étaient jointes aux précédentes. Je croyais reconnaître le scénariste. J’étais morte de trac.
Edward allait encore une fois se prêter au jeu. Cette fois, il fallait joindre les gestes à la parole. Je respirais bien à fond. Edward paraissait plus serein. Il prenait mes mains :
- Concentre-toi sur moi. Ne regarde pas la salle et ne pense pas à eux, imagine qu’on est seuls, en train de répéter.
Je le regardais. Ma tension retombait doucement. Nous échangions les dialogues. J’étais en effet plus décontractée et je me sentais bien. Je ne cherchais pas mes mots et je lisais avec d’autant plus de facilité pour m’intégrer plus facilement dans mon personnage. Je connaissais Arya, je reproduisais ce que je connaissais d’elle et non ce que j’avais vu d’elle.
A la fin de l’échange, Edward paraissait satisfait. C’était très étrange de se mettre dans la peau de ce personnage si proche d’Eragon, et donc qui serait proche d’Edward.
Le temps de réfléchir. Nous allions partir. Je serais rapidement contactée, quelque soit la réponse. Edward me félicitait :
- Je t’ai trouvé incroyable. Tu es bonne comédienne.
- Merci.
- Il reste a être patient.
- Je sais.
- Pour une première, c’est génial, non ?
- C’est excitant.
Il prenait ma main et glissait ses doigts entre les miens. Dans le taxi qui nous ramenait, il se penchait sur moi et posait ses lèvres sur les miennes.
Je réalisais tout de même qu’il aurait des contraintes :
- On ne pourra pas se voir librement.
- Tu t’en fais pour rien. Nous aurons beaucoup de temps à passer ensemble.
- Et si je ne suis pas retenue ?
- On y réfléchira.
J’essayais de me sortir le casting de l’esprit. Il fallait que je penses à m’organiser aussi. Il fallait que je récupère mes affaires, à Marseille, où je résidais. Beaucoup de changements étaient survenus.
Pour le moment, je n’avais pas eu l’occasion de dépenser quoi que ce soit. Mes économies étaient intacts. Et dans l’hypothèse où le casting ne marchait pas, il me faudrait trouver du travail.
Nous allions chez des amis d’Edward. Je me sentais à l’aise. J’en oubliais vraiment que j’étais bien plus âgée que tout ce petit groupe. Nous avions beaucoup ris. Nous avions partagé un repas et discuté. Nous décidions d’aller tous ensemble nous amuser et danser.


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PostSubject: la suite   Fri 1 Feb - 16:44

La soirée était bien avancée. La nuit était tombée depuis longtemps. Nous avions dansé une bonne partie de la nuit. J’avais éloigné les pensées du casting et je m’étais détendue. Il était temps de rentrer se reposer. Ses amis nous raccompagnaient. Le jour commençait à se lever lorsque nous nous couchions.
Edward avait pris une douche et s’était étendu. Je faisais comme lui. Il me demandait de le rejoindre. Nous trouvions rapidement le sommeil, tendrement enlacés. Il n’était désormais plus questions de se séparer, même pour dormir.
Le téléphone sonnait et nous tirait de nos rêves. Un coup d’œil au réveil. Il était presque midi. Il fallait se lever. Edward tendait la main et répondait. C’était encore pour moi. Mon cœur se mettait à battre.
Je raccrochais. Je faisais mine d’être déçu, mais intérieurement j’explosais. Edward paraissait déçu, à son tour. Je me tournais pour cacher mon rire. Il croyait que je pleurais. Je me tournais enfin. Il attrapait son oreiller et me le lançait :
- Tu n’as pas le droit !
Je riais aux larmes. Il se jetait sur moi et me chatouillait. Il ne savait pas que j’avais une sainte horreur des chatouilles. Je riais toujours. Il ne me lâchait pas et je tentais de me débattre, en vain. Je tentais alors de lui faire subir le même sort, mais il ne craignait pas les chatouilles. Lorsqu’il me laissait enfin me redresser :
- Le problème du travail est résolu. Je commence l’entraînement la semaine prochaine. Mais il faut que retourne à Marseille pour mettre mes affaires en ordres. Tu es vraiment sûr de ce que tu fais ? Vivre avec toi, si tôt...
- Je comprends que tu aies peur, mais, oui, je suis sûr. Je pourrais t’accompagner ?
- Pourquoi pas. Je pourrais te faire connaître la ville où je vivais.
- Oui.
Je me levais la première. J’enfilais quelque chose de confortable. Je rejoignais la cuisine, Edward sur mes talons. Je m’occupais du petit déjeuner. Je servais le café et préparais les tartines. Edward s’installait à table. Je prenais place sur ses genoux. Je caressais sa joue et je glissais mes doigts dans ses cheveux. Il glissait une main dans mon dos. J’embrassais sa joue. Il glissait son autre main sur ma joue. Il la glissait sur ma nuque et la plaçait derrière ma tête. Il la ramenait vers la sienne. Je m’approchais. Nos lèvres se rencontrèrent dans un baiser tendre.
Après le petit-déjeuner, nous allions préparer nos bagages. Mes bagages étaient déjà fait. Je téléphonais pour faire changer le billet d’avion que je possédais et pour en réserver un second sur le même vol. Tout était prêt : le répondeur enclenché, les volets fermés… Nous prenions la direction de l’aéroport.
Le voyage n’était pas long. Nous ne passerions que deux jours sur Marseille, peut-être trois. Les billets de retour étaient valables sur les deux dates de toute façon.
J’avais loué une voiture pour que nous n’ayons pas à prendre les transports en commun ou le taxi. C’était ainsi plus facile.
Mon appartement était loin d’être aussi luxueux que celui d’Edward. Je lui prenais la main et l’entraînais avec moi :
- C’est pas grand-chose, mais c’est mon petit chez moi.
- C’est joli.
Mon salon était assez petit. Un clic-clac se tenait le long du mur du fond, face à la télévision. Le confort ne manquait pas. La table de salon devant le clic-clac. La cuisine américaine était tout équipée.
J’ouvrais la baie vitrée qui donnait sur une immense terrasse. J’y avais disposé quelques plantes. Un salon de jardin et une petite tonnelle.
Je le conduisais ensuite vers les autres pièces. Nous traversions le petit couloir qui donnait sur deux autres pièces, hormis la salle de bain et les toilettes.
L’une d’elle était aménagée en chambre, l’autre en bureau et vidéothèque. Il regardait tout ce que possédait. Il y avait une grande vitrine avec différents objets relatifs à différents films. Il regardait avec intérêt. Une vitrine pour Harry Potter, une autre pour Eragon. J’avais essayé de regrouper des répliques qui venaient du film. Il n’avait pas remarqué tout de suite l’épée qui trônait dans le fond de la vitrine :
- Tu as Zar’roc ?
- Oui. Je me la suis offerte pour mon anniversaire. Je la trouve vraiment belle.
Je l’emmenais à ma chambre. Un grand lit à baldaquin en fer forgé noir couvert de voilure blanches. Les couleurs des murs étaient ocres et pèches avec un pochoir de feuilles en son centre et sur la partie la plus claire, au-dessus du pochoir. Nous allions chercher les valises pour les déposer dans la chambre. Je me tournais vers Edward :
- Il faut que je trouve des cartons et que j’organise mon départ. Je ne sais pas ce que je vais faire de tout ça.
Il me regardait avec tendresse :
- Je te donnerai un coup de main.
- C’est gentil.
Il nous fallait trouver des cartons. J’en possédais de mon aménagements, mais sûrement pas assez. Nous commencions donc l’emballage.
Edward prenait un soin particulier à emballer mes affaires. Il se chargeait de la vitrine. Tout ce qui possédait une boîte ne serait pas emballé davantage, juste recouvert.
J’emmenais Edward déjeuner en ville. Je voulais qu’il connaisse un peu la ville où j’avais vécu quelques années. Main dans la main, nous nous promenions sur le vieux port.
Le reste de l’après-midi, nous le passions à emballer. Je préparais un repas léger et Edward s’installait devant la télévision pendant que je téléphonais à une amie pour qu’elle s’occupe de la vente de l’appartement.
Le séjour passait à une vitesse incroyable. Nous étions fin prêts. J’avais appelé une compagnie de déménagement pour faire suivre mes affaires à Londres. Pour le reste, mon amie se chargerait de tout et me ferait suivre les papiers si nécessaire.

to be continued...


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PostSubject: la suite   Wed 27 Feb - 14:14

Avec un pincement au cœur, je donnais la liste aux déménageurs en leur montrant ce qu’il fallait emporter. J’attendais mon amie et nous partions. Edward me sentais un peu soucieuse :
- C’est un changement radical. Il te faudra du temps pour t’y faire. Je suis avec toi.
- Je le sais, mais je laisse une partie de ma vie derrière moi. Et je n’ai pas encore signé les papiers du divorce.
- C’est difficile, je sais.
Il me serrait contre lui. Je me blottissais volontiers contre lui. Il était pour moi une source de réconfort formidable. Je sentais une larme couler le long de ma joue. J’étais émue de quitter cette partie de ma vie. Je passais le bout de mes doigts sur ma joue humide. Edward demandait :
- Est-ce que ça va aller ?
- Oui, ne t’en fait pas. Comme tu l’as dit, tu es là. Je vais avoir besoin de toi plus que jamais.
- Et je serais là.
Il avait enroulé ses bras autour de moi. C’était si bon de le sentir si proche de moi. Durant le vol, il tenait ma main et ne la lâchait que lorsque l’un de nous se levait, quittait sa place.
Mes affaires arriveraient bientôt chez Edward. Je serais définitivement installée. J’allais être très occupée et Edward s’était promis de s’occuper de tout en mon absence.
Juste le temps de mettre en ordre mes affaires, j’installais mes vêtements dans le dressing d’Edward. Il comportait deux côtés. Nous aurions chacun le notre. J’en profiterais pour faire le tri. J’avais rapporté quelques affaires supplémentaires pour tenir jusqu’à ce que les cartons arrives.
Le soir venu, la fatigue était telle que je m’endormais devant la télévision. Edward me portait jusqu’à la chambre. Il me déposait doucement et s’étendait tout près. Il glissait une main sur ma joue et l’embrassait avant de trouver à son tour le sommeil.
Je me réveillais la première. Je déposais un petit baiser sur les lèvres d’Edward, qui dormait paisiblement. Je me levais doucement. J’enfilais la chemise d’Edward. Elle avait cette douce odeur de musc légèrement fleurie.
Je me rendais dans la cuisine. Je regardais l’heure, il était huit heures et demi. J’allais préparer le petit déjeuner pour Edward. Je m’activais sans faire de bruit. Lorsque le plateau était prêt, je l’amenais dans la chambre. Je posais le plateau par terre et je m’asseyais tout près de lui. Il était tourné vers moi. Son beau visage me faisait face. Je glissais une main sur sa joue. Je glissais ensuite mes doigts sur sa bouche. Je me penchais sur lui et j’embrassais son front. Je glissais mes doigts dans ses cheveux. Je caressais encore sa joue. J’attendais qu’il se réveille. Il ouvrait doucement ses magnifique yeux bleus sur moi. Il me souriait :
- Bonjour, toi.
- Bonjour.
Je lui rendais son sourire. Je caressais sa joue : - Je t’ai préparé une surprise.
Il s’asseyait dans le lit, comme je lui demandais. Je remontais le plateau. Il glissait une main sur ma joue :
- Tu n’es pas obligée de faire tout ça.
- Je veux faire tout ça pour toi. Comme tu l’as fait déjà pour moi. Parce que je t’aime, parce que c’est ma façon de prendre soin de toi.
- J’aime aussi prendre soin de toi. Alors, continuons comme ça.
Je le regardais avec tendresse. Je voulais me blottir contre lui. Je voulais sentir sa peau contre la mienne. En fait, je voulais le sentir au fond de moi. Edward me sortait de mes doux rêves :
- Tu es avec moi ?
- Oh que oui !
Il me souriait :
- Je sais ce que tu veux…
- Ah oui ?…
Il déposait le plateau par terre. Il me regardait :
- Tu portes très bien la chemise.
Je lui souriais :
- Elle porte ton odeur. J’aime cette odeur.
- Viens près de moi.
Il se décalait et je m’asseyais tout près. Je me laissais glisser pour m’allonger. Il se glissait sur moi et prenait ma bouche dans un baiser d’une tendresse intense. Il s’écartait et me regardait :
- Tu es si belle !
- Ed…
Il me faisait taire en posant le bout de ses doigts sur ma bouche :
- Je t’aime.
Ces mots me touchaient. Chaque fois qu’il les prononçait, mon cœur palpitait. Je ne vivais que pour entendre me dire qu’il m’aimait.
Il glissait ses mains sur le tissu de la chemise. Il ôtait chaque bouton, doucement. Il écartait lentement le tissu. Je sentais ses doigts glisser sur ma peau. C’était un doux frisson qui m’envahissait.
Tout s'enchaînait alors et ses lèvres revenaient prendre les miennes dans un intense baiser... Nous partagions un moment intense, fabuleux.
Edward se levait pour se rendre à la salle de bain. Je le rejoignais assez vite. Je souhaitais me glisser sous la douche avec lui. Je voulais prolonger ce contact que j’aimais tant. Il me serrait contre lui :
- Tu es vraiment fabuleuse. Je n’aurais jamais cru ça possible.
Je levais les yeux vers lui. Il caressait ma joue doucement. Nous étions vraiment en harmonie.
Je sortais de la salle de bain la première. J’enfilais une tenue de sport. J’avais décidé de courir un peu. J’allais courir une heure.
Un jus de fruits m’attendait à mon retour. Un dur entraînement m’attendait.
Cette après-midi-là, je devais signer officiellement mon contrat. Je savais ce qui m’attendait. Edward m’avait parlé de tout ce qui s’était passé pour lui quand il avait su qu’il était pris.
C’était lui qui avait préparé le déjeuner. Il ne se vantait pas savoir cuisiner, mais ce n’était pas mal du tout. Il savait faire pas mal de chose. Je le félicitais.

to be continued....


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