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 La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia

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Angelica Speleers
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PostSubject: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Tue 13 Feb - 23:57

Les commentaires de la fic ce font ICI

I) Séquestration et malédiction

- Lâches-moi, ordure ! Libère moi !
- On se rebelle ?
- Parfaitement !!

Eragon esquissa un mouvement agressif en tentant de se libérer de ses liens fermement serrés. Un homme vêtu d’une grande tunique aux apparences de cape se tenait fier et droit devant lui, une épée rougeoyante et sanguinolente dans sa main droite. L’homme le fit s’agenouiller en l’attrapant par les cheveux. Eragon poussa un rugissement énervé.

- Comment ai-je pu te croire…Sale Parjure !
- Car c’était ta destiné…mon frère…

Eragon siffla entre ses dents une poussé de juron, lançant à son frère, Murtagh, un regard noir plein de défi. Murtagh ricana avec hautain, jugeant Eragon d’être pitoyable et sans importance… Le jeune au cheveux bruns comme les plumes d’un corbeau tourna le dos à son frère.


- Je te laisse croupir dans ses cages à oiseaux…on ne retrouvera de toi que de vaines moisissures et autres débris…
- Tu ne t’en sortiras pas comme ça ! Murtagh ! Sois maudit sale Traître ! LE traître ! MON frère ! Celui en qui j’avais trouvé le sentiment fraternel ! Celui pour qui j’avais donné mon amitié ! Sois maudit ! je te tuerai de mes propres mains !!

Murtagh s’arrêta, quelques mètres de la porte. Il regarda derrière lui, menaçant Eragon du regard. Il cracha par terre et son rire grave résonna dans la pièce. D’une totalité moqueuse, il répondit à Eragon

- Ah bon ? tu crois ça ? c’est ce qu’on verra…vermisseau… !
Il continua à rire, marchant vers la porte en faisant crisser la pointe de Zar’roc au sol.
- Tu es bien comique mon cher frère…J’ai été trop doux…trop gentil à l’époque…
- Je vois bien ça…je suis tombé dans ton piège à pieds et poings liés…et tu m’as frappé par derrière…
- Hey ! que penses-tu du Murtagh de maintenant ? Un Murtagh plus fort, plus puissant, plus facile à haïr…c’est fait exprès…manipule t’as haine envers moi avec habilité, sinon elle te rongera jusqu’aux os !
Il ricana de nouveau, son rire froid résonant dans l’espace clos.
- Je ne te laisse qu’une bougie comme source de lumière, utilise la correctement, où sinon tu deviendras fou. Aussi, je te laisse un bout de pain, je suis trop généreux avec mon frère…tssss…

Il pouffa. Il éteignit d’un seul geste de bras, toutes les torche –sauf la bougie se trouvant aux côtés de Eragon. Ensuite, Murtagh ouvrit la porte, et disparu dans la pénombre, prenant la peine de fermer la grosse porte à clé.
Eragon regarda autour de lui, affolé, cherchant une idée pour s’évader. Il siffla entre les dents


- Salaud de parjure…tu me le pairas…

Il écoutait les pas de Murtagh s’éloigner jusqu’à totalement disparaître, laissant Eragon seul, dans le silence et la noirceur quasi complète. Le jeune dragonnier rongeait sa haine, se demandant comment il allait s’y prendre pour tuer, torturer Murtagh…Il s’en fit une joie, joie qui laissa apparaître un sourire machiavélique sur ses lèvres.

********************


Murtagh avançait à pas rapidement à travers la caverne, craignant que la marée ne monte et ne vain le noyer. La caverne était abrupte, sombre d’où se dégagait une odeur pestilentielle de moisissure, de cadavres de crustacés et de poissons, lui donnant des nausées. Ses chaussures claquaient contre les pierres, utilisées comme dalles, posées à la va vite sur le sable orangé. A chaque seconde, il se rappelait de la vie qu’il avait vécu avec Eragon, ce qui lui décrocha avec difficulté un sourire plaisant. Mais ses bons souvenirs, fut vite comme submergés d’une épaisseur noire qui se répandait dans tout son crâne, lui faisant oublié –aussi vite qu’il s’en était remémoré- ses souvenirs, le laissant ahuri, là, planté comme un légume dans le sable. Il secoua la tête avec inquiétude, ayant oublié ses pensées, se demandant se qui venait de se passer. Il entendit des petits clapotements contre ses chaussures, celles-ci commençant à s’humidifier rapidement, tandis qu’une vague odorante salée lui monta au narine ce qui le fit éternuer et monter des larmes aux yeux. Il posa une main couverte d’un gang sur sa bouche et son nez, tentant de regarder autour de lui à travers ces larmes qui lui brouillaient la vue. D’un mouvement rapide, il rangea Zar’roc dans son fourreau et se mit à courir à vive allure mais à quelques mètres de la sorti, il s’arrêta de nouveau brusquement, regardant derrière lui, étant soudainement inquiet pour son frère. L’épaisseur noire lui encombra de nouveau la tête, lui donnant d’atroces nausées. Le tout ajouté à l’odeur putride des poissons et des crustacés, le nouveau dragonnier ne pu retenir un haut le cœur. Il se laissa tombé de côté, contre la paroi de la grotte subaquatique, pressant fortement sa main contre sa bouche. Les yeux lui piquaient tellement que des larmes roulèrent le long de ses joues. Un goût de bile lui monta à la bouche et la rendit pâteuse. Les joues lui picotaient de l’intérieur. Le jeune commença à devenir livide. Il eu fait mine de faillit rendre son repas mais ceci ce calma, jusqu’à ce que, d’un mouvement disgracieux, il vomit par dans l’eau. L’eau troublée par son rendu se dispersa un peu partout, commença à le dissoudre dans une odeur qui donnait de nouvelles nausées à Murtagh. Le nouveau dragonnier s’essuya rapidement la bouche et sortit de la caverne, s‘appuyant contre la paroi, titubant de temps en temps malgré son appui.

<<Tu en as mis un temps…>>
<<Excuse moi Thorn, j’avais quelques petits...problème…>>
<<Tu t’es débarrassé de ce vermisseau ? >>
Murtagh fut pris d’un rire sadique
<<Il mourra, et se transformera en pourriture pour requin… >>

Tel un félin, le jeune homme monta sur Thorn qui se trouvait sur la rive. Avant de décoller, Murtagh jeta autour de lui un regard vaste, respectant la mer de ses yeux gris. Ils se trouvaient près de Feinster. D’un grognement autoritaire, il demanda à Thorn de décoller. Celui-ci s’exécuta ans broncher. Le nouveau dragonnier lança un dernier coup d’œil vers la grotte quasi invisible, avant de disparaître dans le ciel bleu azure tandis que la marrée montait. Il savait que Eragon n’allait pas mourir noyé. Il espérait qu’il meurt dans une agonie atroce. Un sourire encore plus sadique que celui de tout à l’heure s’étira sur ses lèvres.




II) Double-jeu -préparation…

Saphira tournoyait comme une furie dans le ciel, sa silhouette se décrochant sur le soleil. Elle essayait de prendre contact avec Eragon, mais n’avait aucun signal de lui. Elle se culpabilisait de n’avoir rien fait, d’avoir failli à sa mission.

<< Je ne suis qu’une idiote ! Une sotte ! Où est passé mon petit homme ?? >>

Arya elle aussi, s’agitait en bas, sur la terre ferme, cherchant une solution à ce dangereux dilemme. La vie d’Eragon était en jeu. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait rien. Orik martelait avec rage un pauvre misérable caillou –qui correspondait à une pierre pour sa taille :

- Drajl !
Il avait emprunté ce mot du langage Urgale, qui signifiait « fils d’asticot », s’insultant lui-même.
- Que va dire Hrotgar quand il va l’apprendre ??? Oh ! Par tous les dieux, il va me faire sortir les vers des oreilles et me les donner à manger !!
Orik commença à faire les cent pas, donnant des coups de pieds dans tout ce qui passait sous sa botte.
- Maudit sois-tu Orik ! Misérable nain !
- Orik, arrête de t’insulter, ça n’avance à rien.
- Et toi petite (voyez bien que ce mot est mal utilisé provenant d’un nain…) elfe, ne me chauffe pas la barbe !!
Arya lui lança un regard glacial, le menaçant de lui trancher la gorge rien que dans l’étincelle de ses yeux. Le nain détourna le regard en de raclant bruyamment avec un roulement de glaire.
- Euh…je voulais dire : Au secours, elfe ! j’ai chaud à la barbe !
Il prit un air innocent en montrant ses dents jaunes et en passant sa grosse ma derrière la tête pour se la gratter avec nervosité. Arya roula des yeux en secouant la tête, ayant l’air désespérée pour le cas de Orik.

<<Saphira, tu peux redescendre, ne te fatigue pas.>>
<<Très bien…Arya… >>

A contre cœur, la dragonne s’exécuta. Elle arqua le cou et poussa un long râle comme une plainte.
- Ne t’inquiète pas Saphira, on le retrouvera…on décapitera Murtagh et on utilisera sa tête comme trophée.

Saphira fit « oui » de la tête du mieux qu’elle put, s’imaginant déjà en train d’ingurgiter la chair de Traître, de sa viande tombant dans son estomac. Elle poussa un soupir enfumé sous cette pensée appétissante.

- Bon, nous nous trouvons près de Belatoma, dans les montagnes…
Elle traça dans le vide avec son index, leur position et dessinant à peu près l’Alagaësia.
- Je n’ai aucune idée où Murtagh a pu l’emprisonner…hummm…Eragon a disparu depuis 2 jours déjà…
- Et nous ne pouvons pas nous risquer d’aller le chercher nous même, on nous reconnaîtrait partout, dit mollement le nain en triturant avec intérêt l’une de ses narine avec son auriculaire.

L’elfe afficha un air de dégoût en assistant à contrecœur à la bataille Orik-crotte de nez. Elle fit comme si de rien n’était, bien qu’elle ne put s’empêcher de tirer la langue sous le spectacle peu ragoûtant qui se produisait devant elle. Elle lui tourna le dos, pour avoir une vision un peu plus belle de son environnement:




- C’est vrai, nous ne pouvons pas nous risquer, même si nous avons une armée complète.

Elle jeta un coup d’œil à leur campement. Ils étaient une trentaine de soldats, ce qui étaient largement insuffisant pour lancer un assaut contre Galbatorix. Elle soupira de mélancolie, lorsque soudain, une idée lui vint. Elle appela un soldat et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Le soldat se dressa droit, la saluant et alla faire ce que l’elfe lui avait ordonné.
Quelques minutes plus tard, une jeune fille, d’environs 17 ans, grande –plus grande qu’Arya, mais de peu, aux cheveux bruns-châtains rebelles s’approcha l’elfe avec grâce. Elle la salua avec respect puis elle riva ses yeux bleus grisés en amande dans ce d’Arya. Celle-ci la salua aussi respectueusement :


- Vous m'avez demandé Arya ?
- Armancia, nous avons besoin de toi.
- Que voulez-vous que je fasse ?
- Etant donné que tu es la meilleure espionne des elfes et des vardens, je te charge de retrouver Murtagh Le Traître, que tu en tires des informations et que tu reviennes nous les dire au plus vite. Mais cette mission sera très dangereuse. Si jamais ils découvrent qui tu es, ils n’hésiteront pas à te tuer.
- Je ferai tout pour voir l’Empire tomber en ruine. J’accepte volontiers la mission que vous me confiez Arya Svit-kona.
- Et qui plus ai, je compte sur toi, n’hésite pas à user de ta magie et de ta force physique.
- Très bien…je ne faillirai pas à ma parole.
Armancia tourna les talons et alla préparer ses affaires. Orik lança un regard interrogateur à l’elfe qui ne daigna bouger. De sa voix bourrue, le nain lui demanda :
- Es-tu sûre que c’est une bonne idée d’envoyer une gamine pour une mission aussi importante ?
- Cette gamine, comme tu dis, a très souvent fait ses preuves. Elle est bien plus puissante qu’un soldat et est presque aussi redoutable qu’une elfe. Elle est respectée par tout les peules. Tu ne le savais donc pas ?
- Nan…
- Il faudrait que tu sois un peu plus à l’écoute…
- J’ai une question Arya, que veut dire « Armancia » ?
- Celle qui parle aux loups…

********************


- Brisingr !

Une petite flamme bleue apparut au bout de l’index d’Eragon et brûla ses liens. Quand ses mains furent libérées, Eragon se les frotta avidement pour refaire circuler le sang correctement dans ses veines ; cela lui provoquait un bien fou. Il n’arrivait pas à détruire la chaîne qui le retenait par le pied : heureusement, celle-ci était assez grande pour faire le tour de la pièce. Il se leva et fit le tour de la pièce, allumant une torche avec sa bougie. Il y avait en tout six torches dans la pièces dans laquelle il était enfermé. Le dragonnier décida, pour des raisons de survies et d’économie d’utiliser les torches qu’une par une. Le jeune homme se mit à tâter les murs, cherchant la moindre probalité d’issue. Il prit son bout de pain et se serra en boule sous la torche pour se réchauffer. Il enfouit sa tête dans ses genoux et passa ses bras sur son crâne. Des larmes de regrets coulèrent le long de ses joues qui avaient palies avec le manque de forces.

- Pitié, faites que je ne meurs pas comme un rat, dans enfermé, sans que personne ne sache que j’agonise à petit feu…

Il donna un coup de point rageur par terre, s’écorchant les articulations. Il regarda les minces filets de sang couler de ses plaies. Plus les secondes passaient, plus il avait l’impression de devenir fou. Le rire glacial de Murtagh résonnait dans sa tête, l’empêchant de penser correctement. Il se remémora les paroles prononcées par son propre frère : « Hey ! que penses-tu du Murtagh de maintenant ? Un Murtagh plus fort, plus puissant, plus facile à haïr…c’est fait exprès…manipule t’as haine envers moi avec habilité, sinon elle te rongera jusqu’aux os ! »
Eragon eu un rictus serré sous la simple pensée de ses phrases. « Je ne te laisse qu’une bougie comme source de lumière, utilise la correctement, où sinon tu deviendras fou. Aussi, je te laisse un bout de pain, je suis trop généreux avec mon frère…tssss… »
Le jeune dragonnier garda du mieux qu’il pouvait son sang froid, bien que son cœur corrompu lui ordonnait de hurler, mais il savait que ça n’avancera rien. Il pensa à Arya. Il se créa l’image de l’elfe…il soupira de mélancolie.

- Arya…
Il secoua la tête et regarda ses pieds. Il se crispa sous la haine qui le rongeait comme lui avait dit Murtagh.
- Sois maudit, tu mourras, de n’importe quelle façon, tu mourras !
Un grondement sourd résonna dans la pièce, provenant de la porte, tandis qu’un bruit de bois qui craque se fit entendre par la suite. Eragon bondit sur ses jambes et lança un regard inquiet dans toute la prison.
- Non…ne me dites pas que…!!




Last edited by on Wed 14 Feb - 0:02; edited 1 time in total
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PostSubject: Re: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Wed 14 Feb - 0:10

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III) Celle-qui-parle-aux-loups...

Un coup de fouet retentit dans les cachots de Uru’Baên.

- Tu n’es qu’un abruti !
- Tssss…
- Je t’avais dit de ne pas tuer Eragon !
- Je ne l’ai pas tué, je le fais doucement agonir…

Murtagh lança un regard perçant à Galbatorix avec un sourire provoquant. Un soldat, sous l’ordre du roi, leva de nouveau et le rabaissa. La corde claqua sur le dos nu et musclé de Murtagh. Le nouveau dragonnier était immobilisé par des chaînes lui faisant lever les bras et lui retenant les pieds. Ses bras levés faisaient contracter les muscles de son dos. Il était complètement à la merci de Galbatorix. Telle est sa punition pour avoir désobéit. Le fouet claqua plusieurs fois contre sa peau sans qu’il ne pousse un gémissement plaintif. Mais à chaque coup, pour retenir un petit cri, il se mordait la lèvre inférieur et fermait fortement les yeux. Dès que la corde s’abattait sur lui, telle de la foudre tombant sur le sol, il effectuait par réflexe, un mouvement du cou qui lui faisait lever légèrement la tête. Son dos était couvert de cicatrices sanguinolentes fraîches. Son sang chauds coulaient par filets le long de son corps doré. Sous la torture –ou plutôt, la punition- que lui imposait le tyran, sa peau se couvrait peu à peu de sueur. La voix rauque de Galbatorix résonna près de son oreille gauche :

- Pourquoi ne m’écoute-tu donc pas ??
- Je peux être fidèle, mais je ne fais pas forcément ce que l’on m’impose, mon roi.

Il y avait quelque chose d’ironique dans son dernier mot. Le sang froid de Murtagh agaçait énormément son supérieur :

- Mauvaise idée de ta part…
- Eragon m’importunait…il me faisait ressortir des « bons » sentiments…ce qui m’empêchait d’accomplir mon devoir en temps que parjure…
- …

Le jeune homme sentit la main fripée du tyran contre son menton et lui fit relever la tête. Le jeune dragonnier tenta mais en vint de se dégager

- J’espère que ça te servira de leçon…

Le roi s’éloigna de lui et ordonna au soldat de le fouetter encore. Cette fois ci, le coup claqua sur la cicatrise de Murtagh, épousant parfaitement sa forme. Le jeune homme ne put à ce moment, retenir un cri de douleur. Jamais, depuis que cette cicatrice est née dans sa chair, il n’avait ressentit une pareille douleur. Il se contracta, criant encore sous blessure. Son cri montait crescendo et était perceptible dans tout le château. Les larmes lui montèrent aux yeux et débordèrent. Le rire gras de Galbatorix s’infiltra dans les moindres recoins du cachot. Murtagh bougeait le dos pour tenter de calmer la douleur qui irradiait son être. Elle disparut peu à peu. Le jeune homme se calma, toujours crispé, épuisé par cette séance de correction. Il haletait et regardait le sol, les yeux écarquillés par la peur qu’il avait eu. Galbatorix et le soldat sortir du cachot, le laissant seul avec ses blessures et ses songes. Le nouveau dragonnier fixait de ses yeux gris le sol, se remettant petit à petit de ses émotions. Soudainement, il se sentit lâcher. Ses joues et son front devinrent brûlants, attaqués par la fièvre. Son buste développé et endoloris bascula légèrement en avant, retenu par les chaînes, tandis que le beau brun sombrait peu à peu dans l’inconscience que lui avait générés son épuisement et les tortures subites…

***********


Armancia réaparut une heure après. Elle portait un grand pantalon noir dont la ceinture était couverte de poches remplies d’ingrédients et autres choses. Elle portait sur chaque côté de la ceinture, deux grandes dagues rangées dans leur fourreau bleuté. Quelques coutelas encerclaient les dagues. La jeune fille était vêtue d’un haut résistant aux intempéries mais en étant à la fois gracieux. Une grande cape noire à capuche lui tombait au dessus des chevilles.

- Arya Svit-kona, je suis prête.
- Bien.

L’elfe fixa la jeune fille de ses yeux vert émeraudes. Un petit sourire timide apparu pour montrer sa satisfaction. Armancia lui rendit. Un grand loup noir ailé se tenait à côté de l’espionne, lui arrivant au niveau des hanches. Arya salua le loup de la tête :

- Il part avec toi ?
- Oui, comme dans toutes mes missions, il m’a beaucoup aidé.
Armancia caressa doucement l’oreille du canin :
- Ijak m’est en plus très précieux, comme les dragonniers par rapport à leur dragon. Je communique avec lui comme eux en fait.
- Je comprends. Part Armancia, accomplie ta mission.
- Bien Arya Svit-kona.

La jeune fille la salua gracieusement et tourna les talons. Un gros sac cachait entièrement son dos, mais l’humaine n’avait pas l’air souffrir du poids de ses bagages. Elle s’appuyait sur un grand bâton, comme les sorciers. Elle regarda Ijak puis sourit. Les immenses montagnes n’en finissaient pas, comme si elles s’étiraient à l’infini. Sûre d’elle, Armancia fit un premier pas puis un second et ainsi de suite jusqu’à ce que sa silhouette devint invisible pour ses compagnons restés au campement, comme s’il elle avait disparu dans la nature.


Arya avait encore l’air de la regarder même si elle ne la voyait plus :
- Astra esterní ono thelduin.
Puis l’elfe retourna au campement, songeuse, tandis que Orik se dorait au soleil, cherchant un moyen d’attaquer l’Empire par surprise.

***********


Les heures s’écoulèrent rapidement. Armancia et son compagnon étaient déjà bien loin du campement.

- Nous ne devons plus être bien loin.
« Je pense aussi. Je sens déjà les humains et leur bétail. »
« Essaye de ne pas te faire trop remarquer là-bas, si jamais on découvre ta présence, ils remueront ciel et terre pour t’abattre. »
« Ne t’inquiète pas, je me ferai louveteau. »
« J’espère… »

Quelques minutes passèrent encore lorsque Armancia aperçut que les montagnes diminuaient en grandes plaines. Elle sauta sur la terre plates, sautillant sur place pour s’habituer au nouveau relief. Elle fit craquer ses doigts et ses poignets cachaient par des gants . Ijak courrut un peu devant, pour se dégourdir les pattes. A peine furent-ils arrivés, qu’ils se remirent à cadence régulière et rapide, de nouveau en marche.



- Tu verras Murtagh, sale traître, sale Parjure…je te mettrai discrètement en feu et tu brûleras petit à petit sans t’en rendre compte, jusqu’à ce que Eragon, les vardens et les elfes ne te donnent le coup fatal…ensuite on s’attaquera à ton bien aimé roi...
« Tu parles toute seule ? »
« Je fantasme sur la mort de Murtagh et de Galbatorix à haute voix… »
« hummm… »

Ils n’étaient plus qu’à 5 lieux de Belatona. Armancia commençait à ressentir la fatigue et son compagnon aussi.

- On arrive bientôt. Une fois à Belatona, je louerai une chambre dans une auberge et nous nous reposerons.
« Entendu. »

S’ils savaient…s'ils avait du...s’ils savaient que s’ils avaient bifurqué vers Nia, ils auraient pu trouver Eragon enfermé…mais ils ne pouvaient pas s’imaginer un tel sort pour le dragonnier…


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PostSubject: Re: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Wed 14 Feb - 0:13

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IV) Destination commune
Armancia s’appuyait de plus en plus sur son bâton, commençant à ressentir des douleurs dans ses jambes. Elle respirait fort. La jeune fille était fatiguée et avait hâte d’arriver. Aucun soldat n’aurait pu la suivre sans ressentir de fatigue au bout d’une heure. Elle avait l’impression que les plaines ne s’arrêtaient pas, ce qui la désespéra quand soudain, au loin, elle aperçut de nombreuses fumées qui s’échappaient d’une silhouette ressemblant à un rempart. Un grand sourire de joie et de soulagement apparu sur ses belles lèvres.

« Tu as vu Ijak ?? Là bas ! C’est Belatona ! »
« Enfin…je commençais à en avoir assez de marcher et de marcher. Ce n’est pas que je suis fatigué, c’est que j’en ai marre de voir le même paysage depuis des heures et heures… »
En effet, ils étaient partis tôt ce mâtin et là, le soleil commençait à décliner.
« Nous n’y arriverons pas à temps ! »
« Mais si…monte sur mon dos Armancia. »
« Mais…mais…je suis trop grande et trop lourde pour toi ! Plus mes bagages qui pèsent sans doute une quinzaine de kilo… »
« Ne t’inquiète pas… »

Armancia le regarda, sceptique, puis elle jeta un coup d’œil à la ville qui se détachait loin devant elle. Le crépuscule n’allait pas tarder à tomber. Elle n’avait pas le choix…Elle grimpa sur Ijak, ayant peur de briser sa colonne vertébrale.

« Ne t’inquiète pas petite humaine. Je suis bien plus fort que tu ne le penses. »

Il ricana, moqueur, de l’intérieur. Soudain, il se mit à courir à toute vitesse. La jeune fille bascula en avant en s’accrochant au loup tout en fermant les yeux. Puis, par la suite, elle avait l’impression d’être toute légère tandis que le vent lui giflait le visage et faisait claquer ses cheveux dans l’air. Elle risqua d’ouvrir œil ; ils étaient à plusieurs mètres du sol. Le loup battait régulièrement des ailes, créant ainsi des tourbillons de poussière sur le sol.


« C’est beau comme vu…ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu ça. Merci Ijak. »
« Tu n’as pas à me remercier. »

En presque deux temps trois mouvements, ils arrivèrent à cent mètres de la ville. Ijak atterrit derrière un gros buisson et un arbre mort.

« Tu devrais aller chassé un ou deux lapins avant que l’on ne rentre dans Belatona. Tu risques que d’avoir du mal pour trouver de la chair fraîche dans ses remparts. »
« Tu as raison. Attends moi là, je serais de retour dans quinze minutes maximums. »
« Dépêche toi tout de même. »

Ijak s’éloigna en courrant. Armancia resta là, seule. Elle s’appuya contre l’arbre mort et se laissa glisser assise. Elle tendit les jambes : cela lui provoqua un bien fou qu’elle poussa un gémissement de soulagement. Elle sortit ses coutelas puis ses dagues et commença à les astiquer et à les aiguiser. Elle testa la lame d’une de ses dagues sur son index. A peine eu t-elle bougé l’arme, qu’une grande coupure apparue sur son doigt. Par réflexe, la jeune fille retira sa main en fermant un œil. Elle regarda son index saigner. De longs filets de sang coulèrent le long de sa main. Quelques gouttes tombèrent au sol, s’infiltrant instantanément dans la terre. Son regard viré sur la petite blessure était vague, et ne la fixait pas vraiment. Elle ne vit pas les minutes s’écouler tant elle songeait à sa destiné.

« Armancia ? »
Elle ne répondit pas, restant plantée là, comme une statue de cire.
« Eh ho ?! Armancia ?? Tu rêves ! »
La jeune fille sursauta et secoua légèrement la tête.
- Tu m’as fait peur Ijak.
« J’ai cru comprendre… »
- Excuse moi, je réfléchissais…
«Tu réfléchissais à quoi ? »
- A quelque chose…
« Et qu’elle est cette chose ? »
- Ma vie, ma destiné, mon être…le genre de question que les humains se posent un jour ou l’autre dans leur vie.
« Je comprends. »
« Bon, on y va ? »
« Toujours prêt pour te suivre jeune humaine. »

Armancia lui sourit tout en rangeant ses armes. Elle se releva agilement et s’étira comme un chat. Elle jeta un coup d’œil à l’astre du jour. Un admirable coucher de soleil se détachait sur les collines et la plaine.

- Dépêchons nous, la nuit va bientôt submerger l’Alagaësia.

La jeune fille sourit de tranquillité devant le magnifique spectacle que lui offrait la nature, mais elle ne pouvait pas le regarder plus longtemps. Accompagné de Ijak, elle sortit de sa cachette et elle s’approcha des murailles. Elle s’arrêta devant les portes colossales en bois décoré de motifs dorés. La jeune fille leva la tête en l’air pour regarder les soldats. Un des gardes lui demanda :

- Qui va là ??
- Je suis une voyageuse qui cherchant endroit pour se reposer.
- C’est bon ! Vous pouvez entrer.

Les grosses portes bougèrent dans leur gongs dans un bruit grave ressemblant à un bruit de cor. Le loup sur les talons, Armancia pénétra dans la ville. Elle lança un vaste regard autour d’elle, émerveillée par la simplicité et en même temps la complexité et par la beauté de la ville. A côté, les grandes portes de la muraille faisait pâle figure.



« Là. »

Ijak lui montra d’un geste de tête, une petit auberge qui se trouvait au bout de la rue principale. La jeune fille s‘engouffra dans la grande rue. Elle regardait de droite à gauche pour admirer chaque maison. Elle eu failli rater l’auberge si Ijak ne l’avait pas retenue par un pan de sa cape. Armancia pénétra dans m’auberge. Différentes effluves s’émanaient de par et d’autre de la pièce principale, mélangeant odeur de nourriture, d’alcool et de parfum. Cela lui monta à la tête, bien que ce ne fut pas si désagréable que ça. Des rires joviaux éclataient un peu partout, donnant une ambiance chaleureuse. Elle s’approcha du comptoir où l’aubergiste dodu essuyait à l’aide d’un torchon, un chope de bière. L’humaine, étant un peu timide avec les inconnus, du se racler la gorge avant d’entamer la conversation.

- Euh…excusez moi de vous déranger…
- Vous avez b’soin d’aide ma p’tite dame ?
- Je voudrai savoir si vous aviez encore une chambre libre pour 2-3 jours s’il vous plait.
- Bien sûr ! Nous réservons toujours une chambre d’libre pour les voyageurs !
- Comment savez vous que je n’habite pas ici ?
- Simple ! Vous avez un sac et puis, je n’vous ai jamais vu dans les parages !
Il posa la chose et coinça le torchon dans son tablier. Il disparu dans l’arrière cuisine et revint. Il lui tendit une clé.
- Chambre 4. En haut, deuxième porte à droite dès qu’vous arrivez dans le couloir.
- Merci bien. Y a –t-il assez de place pour un chien plus gros que la moyenne ?

L’aubergiste se pencha sur le comptoir et regard Ijak. Ses ailes, d’un moyen inimaginable, étaient presque entièrement cachées. L’homme le soupçonnait d’aller manger ses provisions. Apercevant le regard intriguer de l’homme, Armancia s’empressa de rajouter :
- Ne vous inquiétez pas, il est bien élevé, et il a déjà mangé.
- Très bien. Il ya assez de place pour y mettre quatre chevaux.
- Parfait ! Merci beaucoup.
Elle prit la clé et la fit sauter dans sa main. La voix grave de l’aubergiste lui répondit de nouveau :
- Pour trois jours, ça f’ra trois pièces de bronze.
«C’est assez cher. » Communiqua la fille à son compagnon
- Mais puisqu ‘vous m’avez l’air sympathique et que c’est la première fois qu’vous venez, ça vous fera une pièce de bronze.
- Merci beaucoup, je ne saurais comment vous remercier !
- Vot’sourire me suffit.

Armancia posa la pièce sur le comptoir. L’aubergiste la prit et fit un clin d’œil amical à sa nouvelle cliente. Celle-ci ne pu s’empêcher de lui sourire.
Elle monta jusqu’à sa chambre et ouvrit la porte. Cette chambre était tout à fait correcte et était sans doute agréable à vivre. La jeune fille ferma la porte à clé, posa ses affaire par terre, enleva sa cape, sa ceinture puis ses chaussures et se laissa tomber sur le lit pendant que Ijak tournait sur lui-même pour enfin se rouler en boule sur le tapis.


- C’est un bien sympathique endroit.
« C’est vrai, les gens sont amicaux. C’est très agréable, on se sent tout de suite à l’aise. »

Elle bailla discrètement en mettant la main devant la bouche. Elle fixa le plafond, réfléchissant à ses prochaines journées pour ne pas les gâcher jusqu’à ce que le sommeil de l’engloutit entièrement tout comme le grand loup noir.

*********


Le lendemain, un soleil irradiait toute l’Alagaësia. A Urû‘Baen, malgré le temps magnifique qui s’annonçait pour la journée, la citadelle de Galbatorix détachait une silhouette inquiétante sur tout la capitale.

- J’espère que ça t’as servis de leçon.
- …

Murtagh ne répondit pas au tyran. Le jeune homme était assis, roulé en boule, ses bras encerclant ses jambes repliées contre son torse, dans un soin sombre de cachot. Un mince filet de lumière lui éclairait que la partie gauche de son visage, ce qui le rendait encore plus mystérieux que d’habitude. Il clignait à peine des paupières. Il avait passé toute la nuit, torse nu avec ses blessures fraîches qui n’avaient même pas commencées à cicatriser.

- Sors.
- …
- Sors j’ai dit !

Galbatorix s’approcha de lui et l’attrapa par une épaule, le soulevant de force. Le roi avait enfoncé un doigt dans une des blessures de Murtagh. Le nouveau dragonnier se crispa, serrant les mâchoires et les poings, étouffant avec mal un gémissement de douleur. Le tyran le poussa ensuite à l’extérieur du cachot. Le beau brun failli trébucher sur la petit marche. Il se rattrapa au mur. Il s’appuya dessus, courbé, tentant de faire disparaître la douleur qui lui brûlait la chair.

- J’ai quelque chose pour toi. Je t’envoie à Belatona, inspecter la cité pour voir si aucun complot ne se fait.
- Be….be…la tona ? bégaya Murtagh
- Ne me déçois pas cette fois ci.

Murtagh n’eu pas le temps de répondre, que Galbatorix avait déjà disparu dans les escaliers. Le jeune homme se redressa avec difficulté et se traîna en s’appuyant contre le mur, jusqu’aux marches. Il se soutenu de tout son poids sur la rampe d’escalier. A cinq marche avant la fin de l’escalier, il trébucha, se retenant du mieux qu’il put à la rampe. Il resta un moment, allongé sur les marches, cachant son visage dans ses bras. Il serra les poings et se releva. Il sauta les dernières marches. Il marcha, en titubant de temps en temps, vers sa chambre. Il entra dans la salle de bain et fit couler l’eau. Il enleva les vêtements qui lui restaient et plongea doucement dans la baignoire remplie d’eau chaude. Il ferma les yeux quand ses blessures rentrèrent en contact avec l’eau et la teintèrent légèrement de rouge. Il se lava avec difficulté, ayant que chaque mouvement qu’il effectuait lui provoquait un mal atroce. Il se kava les cheveux et se savonna puis il se détendit, s’adossant avec délicatesse contre le rebord de la baignoire et il soupira de bien être. Il reposa ses yeux en les fermant. Le nouveau dragonnier prit de grandes inspirations pour se reposer. Il ouvrit à moitié les yeux et fixa l’eau d’un air las. Il réfléchissait à tout. Au bout de trente minutes, il sortit de l’eau, la vida et s’enroula dans une serviette propre. Il sortit de la salle de bain avec un air toujours aussi las. Il fit appeler une servante qui vint lui nettoyer, soigner et bander son dos.

- Vous pouvez partir.
- Très bien maître.

La femme sortit de la chambre en le saluant. Murtagh s’habilla avec précaution et prépara son sac.
Après quoi, il passa dans la cuisine et prit quelques provisions. Il alla dans la cour et appela Thorn. Son dragon rouge comme un rubis se décrocha dans le ciel et atterrit dans une rafale de vent devant son maître. Celui-ci, sans dire un mot, le harnacha fermement et grimpa sur son dos. Le dragon le regarda d’un œil interrogateur :


« Où va t-on? »
« Belatona. »

Le dragon s’exécuta, sans demander quoique ce soit d’autre à Murtagh et ils entamèrent de nouveau une longue route…


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PostSubject: Re: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Wed 14 Feb - 0:15

Les commentaires de la fic ce font ICI

V) Bousculade du destin

Murtagh et Thorn étaient partit au soleil de neuf heure et le soleil était déjà au zénith. Le jeune homme ni le dragon n’avaient dit mot durant le voyage. L’expression du nouveau dragonnier était fixe, impassible. Les battements d’ailes du reptile se faisait plus lent et plus irrégulier. Murtagh décida enfin de lui dire quelque chose :

« Tu veux faire une pose ? »
« Non. Ca va aller. »
« Mets un peu de côté ton orgueil, tu peux me dire si t’es fatigué, je comprendrai. »
Le dragon s’énerva soudainement :
« C’est toi qui dis de mettre mon orgueil de côté alors que toi, tu restes là, comme un légume sur mon dos, le regard noir !! Tu devrai d’abord parler pour toi puis à moi ! »
« … »

Le jeune homme brisa le contact avec Thorn. Ces paroles l’avaient agacées mais en même temps touchées mais il n’y montrait rien sur son visage de pierre. Il regarda vers le sol ; le paysage défilait à vive allure sous ses pieds et les pattes du dragon. Le beau brun ne pensait à rien. Il calcula avec la position du soleil et du paysage pour savoir dans combien de temps ils arriveraient à Belatona. Au bout de quelques minutes il se dit :

- Dans trois heures, à cette vitesse, nous y serons.

Il prit une pomme bien rouge presque noire dans son sac et la croqua de pleines dents. Il n’y prit pas plaisir. Dans sa bouche, le fruit avait un âcre particulièrement désagréable. Il fit une petite grimace de dégoût mais il l’a fini à contre cœur. Le vent se leva, ajouté à la vitesse de Thorn, fouettait violemment le visage de Murtagh qu’il dût baisser un peu la tête en se penchant en avant pour pouvoir ne serait-ce qu’entre ouvrir les yeux. Comme un verre qui se brise, l’expression dur du dragonnier laissa place à un air triste. Il s’allongea entièrement Thorn –évitant soigneusement de toucher les pics acérés- et il lui posa une main sur son cou. Il ferma les yeux et lui communiqua avec un ton désolé et coupable :

« Excuse moi Thorn. »
« C’est déjà oublié. »

Thorn partagea son sentiment de soulagement à Murtagh tandis que le jeune homme somnola de plus en plus, tout en restant à la fois à l’affût. Il lança un vague dernier coup d’œil vers le sol : ils passaient au dessus des collines proches de Helgrind.



**********


« Armancia ! »
« hummmm… »
« Allez Armancia ! Réveille-toi ! »
« hummm…encore cinq minutes maman… »

Armancia se tourna sur elle-même en embarquent la couverture avec elle. Elle dormait profondément sur le lit. Le loup la regarda avec un air dédaigneux.

« Armancia ! Il est midi ! »
La jeune fille se réveilla en sursaut en s’asseyant :
- QUOI ??? Oh mer…euh…oh zut !! J’ai perdu toute une matinée !!!

Elle bondit hors du lit, se déshabilla rapidement –jetant ses vêtements sur Ijak- et elle fonça dans la salle de bain. Elle se lava à toutes allures mais en faisant attention d’être parfaitement propre. Elle sortit, une serviette autour d’elle et se rhabilla aussi vite qu’elle ne s’était déshabillé. Elle passa sa grosse ceinture, sauta dans ses chaussures et enfila sa cape.

- Olala…toute une matinée ! Faut que je rattrape le temps perdu. Viens Ijak !

Elle ouvrit la porte et sortit, le loup sur ses talons. Elle ferma ensuite la chambre à clé et descendit dans la pièce principale. L’aubergiste dodu l’interpella :

- Bien dormi ?
- Très bien, merci beaucoup.

Elle commanda de la viande avec des pommes de terres et un grand verre d’eau. Elle paya le serveur et engloutit presque instantanément le contenu de son assiette. Elle se brûla la langue et bu d’une seule traite toute l’eau et faillit s’étouffer. Elle toussa, les larmes lui montant aux yeux. Elle se donna des petits coups de poing sur son torse. L’aubergiste la regarda et mit ses mains grasses sur les hanches

- Ben alors ma p’tite dame ! Evitez d’vous étouffer !
Elle toussa jusqu’à ce qu’elle ce sente mieux :
- C’était excellent ! merci bien !

Elle laissa un petit pourboire et sortit de l’auberge.
La rue principale était bondée de monde, la rendant encore plus joyeuse que la veille au soir. L’envoûtante peuplade de Belatona lui arracha facilement un sourire. Armancia, suivit de son fidèle compagnon, remonta toute la rue. Elle s’arrêta devant une écurie de laquelle s’échappaient des odeurs de foins, de cheval et des cuirs de selles et tout pleins d’autres choses. Elle pénétra à l’intérieur. Une petite cloche retentit pour alerter de son arriver. Une magnifique femme aux cheveux d’or arriva et lui lança un coup d’œil puis, de sa voix mélodieuse, dit à l’arrivante :


- J’appelle mon mari, patientez un instant s’il vous plait.

Elle ne laissa pas le temps à Armancia de répondre qu’elle était déjà partie. La jeune fille se retrouva plantée là. Elle aperçut des étagères sur lesquelles étaient posées des selles, des harnais de toutes sortes. Elle s’en approcha, fascinée et caressa délicatement le cuir d’une des selles, s’étonnant du travail du maître qui l’avait confectionnée. Une voix grave d’un homme résonna derrière elle. Elle se retourna en sursautant :

- Excusez moi jeune fille, je ne voulais pas vous faire peur.
- Non…ce…ce n’est pas grave…Je viens me renseigner pour acheter un cheval.
- Vous trouverez toutes sortes d’équidés ici. Des plus frêles aux plus robustes.
- J’en voudrai un grand, fort, puissant, robuste mais rapide à la fois tout en étant endurant.
- Vous en demandez bien des choses, mais je crois que j’ai le cheval qu’il vous faut. Suivez moi.

Il disparu à l’extérieur au bout de la vaste pièce. Armancia le suivit. Une fois dehors, elle entendit des hennissements et des renâclements. Un beau cheval noir comme l’ébène, aussi noir que Ijak, galopait jovialement dans le pré dans lequel il était. Sa robe brillait au soleil. Cet animal avait l’air d’aimer gambader dans de vastes espaces.

- C’est le cheval que vous désirez.
- Il est magnifique…
La jeune fille resta émerveillée devant le magnifique équidé.
- Il coûte combien ? demanda t-elle
- C’est sang doute mon meilleur cheval. Il coûte deux cent couronnes d’or et vingt cinq d’argent.
« Il est hors de prix ! » dit Ijak à Armancia
« Mais il en vaut la peine. » lui répondit t-elle.
- Je vous le prends. J’aimerai aussi une selle solide et confortable, un harnais et des sangles pour attacher mes affaires dessus.
- Très bien…

L’homme la regarda avec des yeux rond mais s’exécuta, Armancia le suivant à la trace. Il prit une grosse selle, l’air fier et lui montra :

- C’est une selle très solide qui peut résister à n’importe quoi, sauf au feu si celui est trop puissant.
- Cette selle est trop grosse et trop lourde.
- Bien.
Il reposa la selle et en prit une plus petite
- Celle-ci est aussi très solide et plus légère et devrait aller parfaitement au cheval.
- Très bien, je la prends aussi.

Il alla aussi chercher un harnais et des sangles. Il posa le tout sur une table et il alla chercher le cheval avec une corde. Quelques minutes après, il revint, tirant le cheval. Il dit à Armancia avec une intonation moqueuse ;

- Au fait, il s’appelle Zachira
- Très bien.
L’homme lui tendit la corde qui retenait Zachira et il scella le cheval.
- Ca fera donc deux couronnes d’or, et cent d’argent.

Armancia paya, la gorge un peu serré de donner autant d’argent. Elle s’approcha du beau cheval noir et lui tapota doucement le cou. Zachira remua la tête de haut en bas pour montrer sa joie. La jeune fille se plaça à côté de lui et mit un pied dans l’étrier et monta sur lui. Le cheval se laissa faire dans renâcler. Elle afficha un sourire satisfait et le talonna avec prudence sous l’œil inquiet du loup. Le cheval obéit et avança. Elle se la tête vers le marchand de chevaux et le remercia pleinement puis elle sortit de l’écurie sur son fier destrier suivit de Ijak.
Elle se faisait douce avec son nouveau compagnon pour qu’il s’habitue peu à peu à elle.


« Je suis ravie de l’avoir acheté ! »
« Il est vrai qu’il est très obéissant et c’est une bonne décision, malgré le prix que tu as payé… »
« Il n’y a pas que l’argent dans la vie Ijak…et puis il me reste encore pas mal de pièces alors… »
« Je te conseille tout de même d’éviter d’utiliser trop de couronnes pour l’instant. »
« D’accord. »

Ils firent le tour de la ville joyeusement, s’arrêtant devant de nombreuses bâtisses plus merveilleuses les unes que les autres. Le zénith commença à disparaître, pour le soulagement des habitants de la grande ville.

*********


Au même moment, Eragon tournait en rond dans sa prison. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit de peur que les bruits sourds provenant de la porte la veille ne retentissent de nouveau. De grandes cernes lui donnait un air presque fantomatique. Il se prit la tête et hurla tout son soûl

- Je deviens complètement fou !!!

Il se mit à tambouriner le mur de ses poings. Il hurlait comme un force né, pleurant de peur, de chagrin et de regret. Il posait l’oreille sur les pierres pour essayer de percevoir ne serait qu’une fissure où il pourrait s’échapper. Deux seulement s’étaient écoulé, mais il avait l’impression que ça faisait une éternité. Il se roula en boule au milieu de sa cellule, pleurant, ne cherchant pas à cacher ses sanglots ni son angoisse. Il ne lui restait qu’un peu plus de la moitié de son bout de pain

- Je ne vais jamais survivre si ça continue !!

Il se releva et donna un coup de pied dans un caillou. Il fut néanmoins heureux que Murtagh ai oublié de lui prendre sa gourde d’eau. Il but un gorgée pour apaiser sa gorge en feu d’avoir trop crié. Il eut soudainement une idée, aussi puérile et idiote qu’elle soit. Il prit le bougeoir sur lequel était placé la bougie et avec, il se mit à tenter de creuser le mur de pierre. Il créa quelques éboulis, sans plus, et dans un « clac », le bougeoir se déforma. Eragon le lâcha et se laissa tomber à genoux, la tête contre le mur, cachant son visage dans ses mains. Des larmes tombèrent dans ses paumes. Une autre idée lui vint, une idée plus simple q’il avait déjà utilisé auparavant avec succès. Les gouttes de larmes se mélangèrent et en créèrent une plus grosse. Le dragonnier cessa ses pleurs et regarda l’eau dans ses paumes tout en pensant très fortement à Arya, Saphira et Orik :

- Draumr kópa.

L’image de ses trois compagnons apparut dans la larme. Ils n’étaient plus dans les montagnes près de Belatona, ils avaient l’air de se diriger vers le mer. Ne sachant pas où il était enfermé, Eragon ne se doutait pas un seul instant qu’ils bifurquaient vers lui. Les trois avaient l’air inquiet, sans doute à cause de son enlèvement. Eragon fit disparaître l’image contre son gré et laissa couler la larme dans sa paume jusqu’à ce qu’elle ne tombe par terre. Eragon s’allongea en utilisant ses bras comme oreiller. Il fixa le plafond et décida de se reposer. A peine pensa t-il a ça qu’il s’endormit aussitôt.

**********


« Nous sommes arrivés jeune humain. »

Trois heures s'étaient écoulées comme l'avait prédit le beau brun. Murtagh ouvrit un œil. Il avait dormi pendant tout le voyage et était toujours sur Thorn. Il se redressa, se frotta les yeux et s’étira les épaules et fit craquer ses doigts. D’après les nuages de poussières encore perceptible autour d’eux, le dragon rouge venait sans doute de se poser. Ils se trouvaient derrière une immense cathédrale. Le jeune homme se demandait comme un animal si gros n’a pas pu être remarqué et entrer aussi facilement à Belatona. Murtagh mit pied à terre et détacha son sac qu’il enfila de suite.

« Bon…j’y vais alors. Merci beaucoup Thorn. »
« Il n’y a pas de quoi. »

Le dragon s’envola et disparut. Murtagh le regarda jusqu’à ce que la silhouette du dragon soit devenue invisible.



Le jeune homme sortit de la cour de la cathédrale et s’engouffra dans une grande rue, regardant avec méfiance autour de lui, cherchant la moindre chose qui entamerait une rébellion.


Dans la même rue, un peu plus loin, Armancia attacha fermement son cheval à une poutre destinée à cet effet et demanda à Ijak de le surveiller. Le loup n’aimait pas laisser la jeune fille toute seule. Elle sentit son sentiment négatif :

« Ne t’inquiète pas Ijak, tout ira bien. »

Elle lui sourit, Ijak céda. La jeune fille s’avança dans la rue, toute ravie, regardant avec admirations les édifices qui l’entouraient sous l’œil bleu surveilleur de Ijak mais celui-ci la perdit rapidement de vue à cause de la foule. Elle ne vit pas le jeune homme brun devant elle. Elle lui rentra dedans. Elle perdit son équilibre et tomba par terre, sur les fesses. Elle se frotta la tête en fermant les yeux. Elle bégaya, confuse :

- Ex…excusez moi.
- Vous ne pouviez pas faire attention ??

Murtagh la regarda hautainement et glacial,sans esquisser le moindre mouvement pour la relever. Armancia ne le reconnut pas tout de suite. Elle lui lança un regard interrogateur et elle se releva et s’excusa encore :

- Pardonnez moi, je ne vous avais pas vu.
- …

Murtagh la fixait, lui lançant un regard noir. Aucun sourire n’apparut sur ses lèvres, seule des paroles cassantes sortirent de sa bouche :

- Je pourrai te tuer pour ce que tu viens de faire si je le voulais.

La jeune fille resta là, atterrée par la soudaine menace. Elle le reluqua, pour savoir à qui elle avait affaire quand un hoquet de stupeur failli l’étrangler. Elle pensa :
« C’est Murtagh… ! »


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PostSubject: Re: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Tue 11 Sep - 2:00

VI) Chambre commune

« Murtagh… !! »

Armancia n’arrivait pas à décoller son regard de celui du jeune homme. Elle eu grand peine à ne pas changer d’expression. Elle serra discrètement ses poings dans son dos, tentant de repousser une soudaine pulsion meurtrière. Elle déglutit avec difficulté en lui lança un regard noir. Le beau brun non plus ne la lâchait pas du regard, un regard aussi noir que celui d’Armancia. Bien qu’elle soit grande, Murtagh était plus grand qu’elle. Un sourire provoquant se dessina sur les fines lèvres du nouveau dragonnier. Ils restèrent là pendant plusieurs, sans bouger, à se fixer. La jeune fille tenta de ne pas faire parler sa haine. Elle prit une profonde respiration et se décida à entamer la conversation :

- Je m’appelle Armancia.

Elle lui tendit une main hésitante. Murtagh, sans daigner bouger la tête, baissa le regard sur la main de la fille, mais ne bougea pas. Il riva de nouveau son regard dans celui de la fille, sans un sourire. Il pensa :

« C’est bien la première personne qui résiste à mon regard aussi longtemps… »
- Moi c’est Murtagh.

Armancia serra les mâchoires lorsqu’il prononça son prénom. Elle abaissa doucement le bras. Le jeune homme jeta un rapide coup d’œil à la ceinture de la fille qui se trouvait devant lui :

- Je vois que tu es armée jeune fille…

En guise de réponse, elle lui lança un regard tellement perçant que ça en surprit Murtagh.

« En plus d’être un traître, il est mal élevé…à peine nous nous sommes…croisés…qu’il me tutoie…. » pensa t-elle.
- Je ne répondrai pas à votre sarcasme…je sais me battre, et bien mieux que vous ne pouvez imaginer.

Le jeune homme ricana légèrement. Armancia releva la tête, n’étant pas touchée par sa moquerie et continua :

- Et j’ai d’autres chats à fouetter que de rester planta là avec un homme mal élevé !

Elle lui tourna le dos et commença à partir vers Ijak quand elle sentit qu’on la retint par le bras. Par réflexe, elle se retourna. Murtagh la retenait, elle ne s’y attendait pas. Il lui leva le bras pour la rapprocher de lui de force. Il lui lança un regard menaçant, tellement menaçant qu’Armancia déglutit et prit une expression étonnée. Elle avait beau essayer de libérer son bras de la main du jeune homme, rien à faire, Murtagh la tenait fermement sans mal. Armancia tenta de se dégager en se tirant vers ses compagnons, rien à faire. Elle le regarda ensuite droit dans les yeux, l’air mauvais :

- Lâchez moi !
- Non.
- J’ai dit ; lâchez moi ! Ce n’est pas comme ça que monterez dans mon estime.
- Tu sais que je pourrai te tuer aussi facilement que j’écraserai un vulgaire insecte ?

La jeune fille parue surprise par cette phrase et cessa de se débattre, bien que le seul fait que le garçon ne la touche la dégoûtait . Le beau brun poursuivit :

- Mais si tu veux que te laisse la vie, laisse moi t’accompagner dans ton périple.
Elle sentit un goût de bile lui monter à la bouche et resta bouche bée.
« Je suis sûr de l’avoir déjà vue quelque part…mais où ? » se dit Murtagh.
Armancia n’avait pas le choix. Elle lui répondit d’une voix sifflante, pleine de haine :
- Très bien. C’est entendu !

Il desserra peu à peu son emprise. Elle se massa le bras pour que sa circulation sanguine redevienne normale. Elle le fixa avec un regard haineux et tourna les talons et partie vers ses compagnons, Murtagh la suivant à la trace. Le jeune homme songeait :

« Si je la suis, peut être que je saurai où je l’ai vu et qui elle est… »

Elle se plaça devant ses deux animaux noirs. Elle communiqua à Ijak qui la regardait, interrogateur :

« C’est…Murtagh. »

Elle eu du mal à prononcer ce prénom, même par la pensée. Le loup lança un regard furieux au jeune homme. Le nouveau dragonnier reluquait les deux animaux :

- Comment s’appellent t-ils ?
- Le loup, c’est Ijak et le cheval, Zachira. J’espère que vous avez un cheval pour vous voyager…
- Non, j’ai autre chose de plus grand…
- Hun hun…si vous voulez…

Elle détacha son cheval et le monta, bien décidé à ne pas être galante avec son nouveau…compagnon de voyage. Elle le talonna doucement et il se mit en marche, Ijak à ses côtés. Murtagh mit un peu de temps avant de se décider à les suivre. Elle s’en contre fichait que Murtagh se perde, mais elle avait une mission à accomplir, et sans qu’il le sache, il lui avait facilité la tache.

Ils arrivèrent à l’auberge. Elle alla mettre son cheval dans l’écurie de la bâtisse avec l’accord de l’aubergiste. Ils commandèrent un bon repas et le payèrent. Presque deux heures passèrent en silence entre les deux jeunes gens. Elle alla au comptoir et interpella l’homme dodu :

- Serait-il possible d’accueillir quelqu’un d’autre ? et nous partirons demain.

Elle montra du pouce le jeune homme qui l’avait suivi. L’aubergiste lança son regard sur lui et eu l’air désolé :

- Je suis désolé ma p’tite dame, je n’ai plus de chambre libre…
- Ah…min…, elle ne pu finir sa phrase que le nouveau dragonnier lui coupa la parole
- Et bien nous irons dans la même chambre.
Elle se retourna brusquement vers lui, l’air offusqué et ahuri. Elle lui cria presque dessus :
- Hein ?? Mais ça va pas toi !!
Sans s’en rendre, elle venait de le tutoyer. Il lui répondit avec un sourire provoquant et la narguait du regard. Il ajouta :
- Parfaitement, nous irons dans la même chambre.
L’aubergiste les regarda, aussi ahuri que la jeune fille. Il parait hésiter puis dit enfin :
- D’accord…très bien…
- Mais…mais…, tenta Armancia
- Ca fera combien ? continua Murtagh, comme si elle n’existait pas.
- Ca vous f’ra une couronne de bronze.

Il paya comme tout client et afficha une expression satisfaite pour provoquer la jeune fille. Elle resta là, bouche bée, ne croyant pas à ce qui venait de se passer sous ses yeux. Ijak avait le même regard qu’elle. Le jeune homme s’éloigna et monta. Elle lança un regard suppliant à l’aubergiste. Il hissa les épaules, l’air désolé. Elle se dépêcha de suivre le beau brun.
A peine fut-elle à l’étage, qu’il était déjà entré dans la chambre. Armancia n’y croyait pas :


- Mais… ! comment à t-il fait ?? Il n’a pas la clé !!

Elle tapota ses poches et ses vêtements. La clé avait disparu. Elle fonça alors dans la chambre avec Ijak. Elle était agacée par ce jeune homme qui se permettait de tout :

- LA CLE ! REND LA MOI !

Il ne répondit pas. Il était à la fenêtre et regardait à l’extérieur. Elle ferma la porte et s’appuya dessus. D’un mouvement rapide, il jeta la clé derrière lui. Armancia la rattrapa, surprise. Elle le fixait de ses yeux bleus. Elle avait une terrible envie de prendre son épée et de le décapiter, mais elle se retint, son cœur le lui ordonnant. Elle abaissa un instant sa barrière haineuse :

- Quelque chose ne va pas ?

Il ne répondit toujours pas. La nuit déclinait peu à peu, plongeant petit à petit la chambre dans l’obscurité. Elle tourna en rond et s’allongea sur le lit, caressant Ijak avec une main qui pendait du lit. La source de lumière était le rayon de lune qui traversait les carreaux de l’unique fenêtre. La jeune fille retira sa cape, ses chaussures et sa ceinture –qu’elle posa à côté de Ijak- et garda à côté d’elle une de ses dagues. Elle abaissa sa garde, sentant la fatigue monter en elle. Une heure et trente minutes s’écoulèrent, mais Murtagh n’avait toujours pas bougé, avec son expression dure et impassible. Armancia somnola. Quand tout devint presque imperceptible elle entendit quelqu’un lui parler :

- Bonne nuit.

Tout devint noir tandis qu’elle plongea profondément dans le sommeil. Elle rêva de sa destiné. Si simple soit t-elle, elle était effrayante. Elle sentit que la couverture tomba par terre, mais ça ne la réveilla pas. Elle avait froid qu’elle en tremblait quand soudain, sa température remonta. On lui avait remit la couverture sur elle. Elle ressentait maintenant le sommeil profond de son compagnon loup. La nuit de la jeune fille se calma et s’écoula doucement, doucement…doucement…


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PostSubject: Re: La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia   Tue 11 Sep - 2:03

VII) Mise au point

Le lendemain, Armancia fut la première à se réveiller. Les premiers rayons du soleil commencèrent à éclairer la pièce. Elle repoussa la couverture à côté d’elle et se redressa puis s’étira comme un chat en baillant discrètement. Elle regarda autour d’elle, l’air endormi. Ijak dormait à côté du lit –elle aurait très bien pu le prendre pour une descente de lit si elle ne le connaissait pas tant que ça-. Elle cherche Murtagh des yeux et fut surprise le trouver en train de dormir assis, dans le coin de la chambre le plus proche de la fenêtre. Elle le fixa longuement ; sa façon de dormir lui paraissait bizarre, il dormait profondément, mais on avait l’impression qu’il était éveillé mais qu’il n’avait que les yeux clos.
Elle se leva sans bruit et se dirigea à pas feutrés dans la salle de bain où elle fit couler un bain. Elle ferma la porte puis se déshabilla. Une fois le bain près, elle entra petit à petit dedans pour s’habituer à la chaleur de l’eau. Elle soupira de plaisir. La jeune fille se savonna de fond en comble et se lava les cheveux. Elle prenait tout son temps cette fois ci. Elle replia gracieusement les jambes et en sortie une de l’eau et la posa sur le rebord de la baignoire. Elle réfléchissait quand soudain, un souvenir de cette nuit lui revint ; la couverture qu’on avait remise sur elle. Elle songea :
« Non…ça ne peut pas être lui… ! Lui, le traître remettre une couverture sur quelqu’un qui a froid, c’est tout bonnement impossible ! »
Une heure passa. Elle entendit que la rue commençait à s’agiter –il devait être sans doute aux alentours de neuf heures-. Elle sortit de l’eau qui devenait froide. Elle se sécha, s’habilla et se coiffa. Elle évida l’eau de la baignoire et sortit de la salle de bain, la serviette autour du cou en se séchant les cheveux avec. Dans la chambre, elle trouva Ijak assis sur le tapis, l’attendant et Murtagh appuyé sur le rebord de la fenêtre, tourné vers elle. A peine fut t-elle entrée, qu’elle sentit le regard aussi perçant que lancée de poignard de Murtagh. Il lui demanda d’une voix presque cassante :
- Bien dormi ?
- Très bien…et toi ? risqua t-elle
- On peut dire ça comme ça…
Elle le fixa, l’air songeur et poursuivit avec hésitation la conversation au moment où ils crurent qu’elle était achevée :
- Euh…Es-ce toi qui a remit la couverture sur moi cette nuit ?
- Non. C’est ton loup. Il est plutôt bien dressé pour un animal sauvage. Et donne moi une seule bonne raison d’avoir été doux avec toi…
Le loup se retint de se jeter sur Murtagh et de le mordre :
« Il va voir ce que c’est un animal sauvage ce gamin s’il continue ! »
« Calme toi Ijak. Faudra que tu t’habitues…et moi aussi par la même occasion… »
Elle pensa :
« Je savais bien que ça ne pouvait pas être ce salaud de parjure…tssss…Mais pourquoi m’a-t-il dit bonne nuit ? » elle contacta de nouveau le loup :
«C’est bien lui qui m’a dit bonne nuit par contre ? »
« Oui. Mais je ne sais pas pourquoi. »
Le jeune homme avait l’air de s’impatienter, il avait déjà préparer ses affaires –faut dire aussi qu’il n’avait pas pris la peine de les sortir - :
- Bon…on y va ou on prend racine ?
- Oui oui…, lui répondit Armancia, agacée.
Elle alla plier la couverture et le drap et posa dessus la serviette. Elle sauta ensuite dans ses chaussures, passa son ceinturon en y remettant sa dague, et enfila sa cape. Elle prit son sac et la clé.
- Je suis prête.
- Enfin…
Elle ouvrit la porte et sortit la première. La jeune fille sentait le regard perçant du beau brun dans sa nuque. Murtagh sortit lui aussi puis enfin Ijak. Elle ferma la poste et descendit en tête du groupe. Elle alla voir l’aubergiste et discuta longuement avec lui. Elle lui donna la clé et revint avec deux assiettes et un bout de viande. Elle donna une assiette pleine de nourriture à Murtagh et la viande à Ijak. Le loup remua la queue de joie et prit la chair fraîche dans sa grande gueule. Le jeune homme, quant à lui, il prit l’assiette sans dire merci, mais il parut hésiter sur ce point. Armancia lui lança un regard énervé et s’assit à une table. Le nouveau dragonnier fit de même. Ils mangèrent en silence comme la veille au soir, mais le repas dura moins longtemps. Ils payèrent. Elle alla de nouveau remercier l’aubergiste pour son hospitalité puis les trois compagnons sortirent. La jeune fille partit chercher son cheval tandis que Ijak et le dragonnier se combattaient du regard. Quelques minutes après, elle revint sur le cheval. Elle aperçut le jeune homme et Ijak se fixer, comme si l’un ou l’autre était près à attaquer son adversaire. Elle les interpella :
- Bon…c’est partit.
Elle talonna Zachira qui, toujours aussi obéissant, se mit à avancer en direction des portes colossales. Le beau brun et Ijak la suivaient, s’ignorant. La jeune fille soupira, désespérée et fatiguée d’avance des disputes de ses deux personnages. Ils arrivèrent aux portes titanesques et les franchirent, partant sans doute pour de bon de Belatona. Armancia eut l’air de regretter un peu de partir de cette ville joviale. Ils firent le contour et commencèrent leur long périple. Une fois assez loin de la ville, la jeune fille indiqua sa direction :
- Je dois me rendre à Melian.
- Très bien, sorcière…
La jeune fille sursauta et riva ses yeux couleur de pluie cette fois-ci sur lui. Elle retint difficilement un hoquet de frayeur tandis que Ijak fit volte-face et s’interposa entre Murtagh et Armancia. Elle parut terrorisée :
- C…comment m’as t appelé ??
- Tu le sais très bien…
- C…comment sais tu ??
- En toute franchise, pendant que tu dormais, j’en ai profité pour pénétrer dans ton esprit pour savoir à qui j’avais affaire –d’ailleurs, je n’ai jamais vu esprit si résistant -. Je n’ai découvert qu’une chose : que tu es une sorcière. Toi-même, tu dois sans doute savoir que je suis un dragonnier…
- …
Elle resta bouche bée, mais à la fois rassurée qu’il n’ait découvert autre chose à part que c’est une sorcière. Murtagh siffla et appela Thorn. Le dragon rubis apparut dans le ciel et se posa dans des tourbillons de poussières derrière son maître qui dit d’une voix glaciale :
- Voilà ma monture…
- Très bien…
Thorn la fixa droit dans les yeux tandis Murtagh harnachait ses affaires et grimpa ensuite sur son dos. Le dragonnier ajouta :
- Mais temps que je ne saurai pas qui tu es vraiment, je ne te tuerai pas…
Armancia se trouvait au beau milieu d’un dilemme…un dilemme qui mettait sa vie et la vie de ses camarades en péril. Elle approuva timidement de la tête. Le dragonnier fit un demi-sourire satisfait. Il continua :
- Sur ce, bon voyage, je vous suivrai de là haut.
Il indiqua le ciel d’un geste de tête. Dans une rafale de vent aveuglante, le dragon prit son envol.
La jeune et son loup restèrent un instant sans bouger, s’échangeant des regards intrigués.
« Fais attention à toi jeune fille, ce dragonnier est dangereux… »
« J’ai cru le comprendre ça…Comment a-t-il osé entrer dans mon esprit lorsque j’étais à sa merci ?? »
« Que veux-tu ? tu t’attendais à quoi si on trouvait Murtagh ? Qu’il nous suive aussi sage qu’un agneau ?? Sottise…Je peux te défendre de beaucoup de chose, mais pas d’un dragon ni d’un dragonnier… »
« Merci quand même d’être prêt à donner ta vie pour moi… »

Après quelques secondes de réflexion, elle entama finalement la route en direction de Melian en ordonnant à Zachira de galoper. A chaque centimètre qu’elle parcourait, elle sentait qu’on l’observait d’en hauteur. Elle respirait fort et son cœur battait plus vite. Pendant toute la journée, ils voyagèrent rapidement sans s’arrêter. Ils firent finalement, lorsque la nuit tombait à vue d’œil, escale près de la montagne bordant le Jiet. Les deux jeunes gens dînèrent chacun de leur côté. Armancia prépara sa couche quand la voix grave de Murtagh résonna dans son dos :
- On a bien avancé…
- Oui…
Elle ne savait pas ce qui la retenait de le décapiter sur champ, après tout, il avait pénétré son esprit.
- T’es déjà fatiguée jeune fille ?
- Non. Je prépare juste un endroit où dormir.
- Donc tu es fatiguée.
Il ricana avec dédain :
- Tu me rappelles quelqu’un avec qui j’ai voyagé pendant longtemps.
« Eragon… » pensa t-elle.
- Et tu l’as tuée cette personne ? demanda t-elle, hésitante.
- On peut dire ça comme ça…
Il se mit à rire sadiquement. Elle entendit Thorn pousser un grondement rauque ; sans doute l’équivalent d’un rire humain. La jeune fille fit volte-face à Murtagh et se planta devant lui, le regard perçant et l’air menaçant. Elle siffla entre les dents :
- En fait t’es qu’un salaud qui manipule les gens pour avoir ce qu’il veut puis tu les tues qu’en t’en a plus besoin !!
- Qu’est ce que tu as dit ???
Il se faisait encore plus menaçant qu’Armancia. D’un mouvement parfait et rapide, sans qu’elle ne s’en rende compte, il l’a plaqua contre un vieil arbre, son bras musclé appuyant sur sa gorge. Dans ce même mouvement, il dégaina Zar’roc et posa sa pointe en force un peu, au niveau de la trachée de la jeune fille. Elle étouffait tandis que sa respiration devenait sifflante. Par automatisme, elle tenta de retirer le bras du jeune homme en mettant ses mains dessus. Ijak, décidant d’intervenir, bondit sur Murtagh mais il fut retenu par Thorn qui s’interposa entre lui et les deux jeunes gens qui se disputaient. Le loup aboyait et grognait mais le dragon lui donna un coup de queue qui l’envoya plus loin, l’assommant sur le coup Le dragonnier, d’une voix glacial et plus basse demanda de nouveau :
- Alors ? On fait moins la fière là…Qu’est ce que tu as dit tout à l’heure ?? Je n’ai pas bien entendu…
- T’es qu’un salaud manipulateur…, lui répondit Armancia avec courage
- Tssssss…
Il appuya un peu plus sur la lame. Une mince coupure apparue le long du cou de la jeune. Une petite douleur s’en émana tandis que le sang commençait à couler. Murtagh afficha un sourire hautain et satisfait. La sorcière poussait des petits gémissements plaintifs presque inaudibles.
Le dragonnier avança son visage du sien, et au moment où elle cru qu’il allait l’embrasser, il baissa la tête pour coller ses fines lèvres froides contre le cou chaud d’Armancia. Le contraste de température lui provoquait une affreuse sensation. Elle retint soudainement sa respiration quand elle sentit le garçon lui lécher le sang qui avait coulé le long de son cou. Un goût amer lui monta à la bouche alors que son corps se crispa. La tétanie possédait la jeune sorcière. Sa respiration devint irrégulière. Elle ferma les yeux sous la peur que Murtagh créait en lui léchant le cou sanguinolent avec une touche provocante et effrayante. Il releva la tête satisfait, diminuant la pression qu’il effectuait sur la gorge d’Armancia. Elle ouvrit un œil avec difficulté et fut horrifiée quand elle vit Murtagh le sourire aux lèvres avec un mince filet de sang coulant de sa bouche. Il passa sa langue sur ses lèvres pour faire disparaître le sang qui en coulait. La jeune fille se mit à trembler comme une feuille morte. Trente minutes de supplices, sans doute le pire moment de sa vie….Le jeune homme la lâcha, toujours son épée rougeoyante à la main. Il poussa Armancia qui ne montra aucune résistance et tomba sur sa couche. Elle posa par automatisme une main sur sa blessure. Elle sentit le peu de salive du dragonnier contre sa peau. Elle étouffa un sanglot et se roula en boule, prenant sa tête dans ses bras. Les larmes lui montèrent aux yeux et coulèrent le long de ses joues pour achever leur route sur les lèvres de la fille. Murtagh la regarda de haut, comme si elle n’était rien, en rengainant Zar’roc. Il ricana et dit d’une voix glaciale :
- Dis toi que j’ai été généreux de te laisser la vie…
Un sanglot sortit de la bouche d’Armancia. Elle se roula plus en boule tandis que Murtagh s’éloignait d’elle, prépara sa propre couche et s’allongea dessus, contre le ventre chaud de Thorn. Le moindre mouvement du dragonnier provoquait une pulsion de panique chez la sorcière.
Elle ne ferma pas l’œil de la nuit alors que le feu s’éteignit peu à peu…


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La vérité n'est pas toujours celle que l'ont croit By Skadia
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